Randonnées pédestres

106. Le Tour de Charmey

  • Durée: 2h45
  • Longueur: 9 km
  • Dénivelé: 255 m
  • Région: La Gruyère
Télécharger la version GPS
Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans le parking proche de la piscine, à droite du chemin
  2. Montez à gauche dans le quartier des villas. Le chemin n'est pas balisé sur ce tronçon. C’est le Sapex.
  3. Ce chemin débouche sur la route qui va de Charmey au Pré de l'Essert.
  4. Montez à gauche en direction des Ciernes (poste 1 au carrefour).
  5. A ce carrefour, choisissez le chemin de droite pour le Liderrey (pt 985, poste 2). Faites éventuellement un petit crochet par la chapelle Sainte-Anne du Liderrey.
  6. Au pt 985, marchez très près de la maison avant d'emprunter un sentier herbeux puis gravelé qui vous conduit à la chapelle Notre-Dame de Lorette aux Arses (poste 3).
  7. Descendez la route goudronnée pour la Tzintre.
  8. Au premier carrefour (poste 4), montez à gauche vers l'Ermitage (poste 5).Site idyllique dans un pierrier.
  9. Un sentier dévale le pierrier pour aboutir sur un chemin goudronné le long de la Jogne, près d'une grande scierie (poste 6).
  10. Ce chemin vous conduit au carrefour avec la route de 1ère classe (pt 857, poste 7).
  11. Empruntez la route du Motélon sur une centaine de m puis filez à droite sur le sentier gravelé qui longe par endroits la conduite forcée.
  12. Passez devant l'usine électrique puis devant la STEP (poste 8).
  13. Un beau sentier vous permet d'atteindre la presqu'île (poste 9 au carrefour).
  14. Un chemin goudronné bien pentu vous ramène au point de départ.

Remarque

Ce circuit est presque entièrement balisé. Il suffit le plus souvent de suivre les indicateurs jaunes (tour du village).

Ref. carte: Gruyères 1 : 25 000

La région

Communes et fusions

Val-de-Charmey

2 435 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Charmey
  • Cerniat

Lieux-dits

  • Le Perré : terre caillouteuse ou sol où la roche affleure
  • La Tsintre : bord, limite ; le bout de champ utilisé pour tourner les attelages
  • Les Levanches : endroit exposé aux avalanches
  • Le Pra : pré
  • La Maula : meule, pierre de moulin ou terre boueuse
  • Charmey : pourrait se traduire par “Galmiz” , Charmey viendrait du mot “chaux” : terrain peu productif
  • Cerniat : forêt défrichée

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Rivières

La Jogne (Jaunbach) naît dans le canton de Berne au pied de la Dent de Ruth. . Elle alimente le lac Montsalvens. Elle se jette ensuite dans celui de la Gruyère après avoir franchi de magnifiques gorges. Ses principaux affluents sont le Riau du Petit Mont, le Riau du Gros Mont, le Riau du Motélon et le Javro.

Le Javro a de nombreuses sources du côté de la Berra, du Pré de l’Essert, des Dents Vertes, de la Balisa ou encore de Biffé. Il s’est creusé un lit profond entre Cerniat et Charmey.Il déverse ses eaux dans le lac de Montsalvens.

La maison Corbetta, à Charmey

La maison Corbetta a été construite par le notaire Jean-Jacques Remy vers 1780. Elle intègre le patrimoine des Pettolaz quand Joseph, “baron du fromage”, épouse la petite-fille du bâtisseur. Le “château” restera propriété de la famille jusqu’en 1899, année où une faillite force sa vente. Il passe alors dans le giron des familles de Reynold et Zürich, alliées des Pettolaz. En 1923, un ingénieur français, le vicomte Henri de Peufeilhoux, rachète le bâtiment, qu’il enrichit de tentures génoises, de tapisseries et de papiers peints. En 1989, la commune de Charmey en devient propriétaire. Cette construction est classée dans la catégorie A de l’inventaire du patrimoine fribourgeois. Elle fait partie , avec les manoirs de la Gouglera et de Montévraz-Dessus, du club très fermé des châteaux situés à plus de 800 m d’altitude. Le 28 janvier 2003, les citoyens de Charmey ont accepté la vente de cette bâtisse pour le prix de 650 000 francs. L’acquéreur est M. Frederik d’Hauthuile-Schwartz, un chef d’entreprise neuchâtelois d’une soixantaine d’années, originaire des USA.

Les Bains de Charmey ont été inaugurés

Les Bains de la Gruyère à Charmey ont été inaugurés à la fin mars 2007. La construction imaginée par les architectes Achille Deillon, Olivier Charrière et Alexandre Delley remporte tous les suffrages. Le bâtiment circulaire de bois et de verre se fond harmonieusement dans le décor. Une fois à l'intérieur, le visiteur est frappé par les volumes généreux. Les piscines intérieure (250 m carrés) et extérieure (400 m carrés) sont chauffées à environ 33º C. Ces bassins offrent des cartes postales de la région via les vues panoramiques sur le Moléson ou la vallée de Bellegarde. Les Bains sont reliés à l'Hôtel Cailler par un souterrain. 350 personnes peuvent séjourner simultanément dans ces installations qui comprennent encore un pavillon oriental composé d'un hammam, de deux bains turcs et de salles de massage. Dans la zone nordique,réservée aux adultes, les visiteurs disposent de trois saunas, de la salle de repos et d'un puits d'eau froide. Une trentaine d'employés travaillent dans le centre thermoludique de Charmey. L'ensemble de la construction a coûté 24,3 millions de francs.

L’Hôtel Cailler a été rénové

Construit en 1981 par Claude Cailler, le petit-fils du fondateur de la chocolaterie de Broc, l’Hôtel Cailler a été rénové en 2012. Le coût des transformations pour la seule année 2012 s’est élevé à 3,5 millions de francs. En 2006, l’Hôtel a pris un nouvel essor grâce à la construction des Bains de la Gruyère. Un tunnel créé entre les deux établissements permet aux clients d’accéder aux Bains en peignoir. 55 employés travaillent à l’Hôtel Cailler en 2012.

L’économie fromagère à Charmey au 18ème siècle

Grâce à ses vastes alpages, le pays et val de Charmey est un centre de production et de conditionnement de gruyère. En 1791, 29 marchands ont acheté la production de 96 fruitiers (fromagers), soit 14377 meules de fromage. Tous les fruitiers sont Fribourgeois. La production moyenne par fruitier est de 150 meules (1 meule par jour durant les 5 mois d’estivage). Vers la mi-septembre, les marchands interviennent. François Pettolaz (1731 - 1806) du Praz achète 1304 meules en 1791. C’est un personnage charismatique de la région. Il sera admis dans le patriciat en 1787 et construira (en 1798) une superbe maison à Charmey (la “carrée” du Gros-Plan). De nombreux marchands de fromage appartiennent à cette famille. Les caves d’affinage se trouvent à la Tsintre qui devient un lieu de passage très important. Le restaurant du même nom est très fréquenté. Beaucoup de mulets et de chevaux assurent le transport des fromages jusqu’à Bulle ou Vevey. La vente du gruyère enrichit plusieurs familles. Ces nouveaux riches imitent les patriciens de Fribourg. Certains accèdent au patriciat. Ils construisent des chapelles et de belles maisons. Mais le développement de l’économie fromagère se fait au détriment des terres à blé qui nourrissent la population. Le commerce détruit peu à peu l’autarcie du pays et val de Charmey. Les jeunes s’engagent dans les armées étrangères. Des familles émigrent en France où elles se mettent à fabriquer du comté (en Franche-Comté, une imitation du gruyère).

En prenant l’enfant par la main, on prend la mère par le cœur.

Trois choses sont impossibles à acquérir : le don de poésie, la générosité, un rossignol dans la gorge.