Randonnées pédestres

137. Lully – Font – Châtillon

  • Durée: 2h20
  • Longueur: 10 km
  • Dénivelé: 140 m
  • Région: La Broye
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Vous marchez sur le trottoir pour aller de Lully à Estavayer. Le chemin est balisé.
  2. Une visite d'Estavayer s'impose (poste 1 au château).
  3. Un beau chemin goudronné, au bord du lac, vous conduit à Font. Vers le milieu du trajet, passage à la pierre du Mariage (poste 2).
  4. Vous passez sous le pont de la ligne de chemin de fer (poste 3) avant de monter à Font.
  5. Un chemin goudronné vous emmène à Châtillon puis au carrefour du pt 510 (poste 4).
  6. C'est ici qu'il faut bifurquer à gauche pour rentrer à Lully.

La région

Communes et fusions

Estavayer-le-Lac

4846 habitants le 31.12.08

Communes ayant fusionné (2012) :

  • Estavayer
  • Font
Lully

853 habitants le 31.12.08

Communes ayant fusionné (2006) :

  • Bollion
  • Lully
  • Seiry
Châtillon

328 habitants le 31.12.08

Lieux-dits

  • Font : source
  • Les Jordils : vergers, jardins
  • La Léchère : terrain envahi de laîches ou carex, donc très humide
  • Le Bugnonnet : source, spécialement celle surgissant à fleur de terre ou au fond d’un bassin naturel
  • Les Deléses : porte à claire-voie appelée aussi clédard
  • La Maladaire : léproserie, toujours située hors des localités ; au Moyen Age, le mot “malade” désignait spécialement le lépreux.
  • Sévaz : forêt (silva).
  • Prila : petit pré.
  • La Condémine : probablement terre appartenant au seigneur et faisant partie de sa réserve, c’est-à-dire des champs qu’il faisait exploiter lui-même. Ce sont généralement des terres plates, ou en légère pente, faciles à travailler et situées à proximité du village.
  • Grattalau : endroit où le loup gratte la terre.

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Le château de Chenaux

Le château de Chenaux est l’actuel château d’Estavayer. Il fut construit dans les années 1290. Ce château a pris son nom des fossés qui l’entouraient et qui bordent également de ce côté-là les remparts de la ville (castrum de canalibus). Il est construit sur le plan classique des châteaux dits savoyards de cette époque : un quadrilatère, avec un important donjon d’angle, rond, les trois autres angles n’étant munis que d’échauguettes, comme le château de Bulle. Le donjon est le plus haut de tous ceux du canton de Fribourg (33,5 m). Les murs du donjon ont de 2,5 à 3 m d’épaisseur. Ce donjon date de la fin du 13ème siècle, donc de la première étape de la construction du château. Il n’a pas de mâchicoulis car ceux-ci n’ont fait leur apparition qu’aux 14ème et 15ème siècles. Les deux autres tours qui flanquent le château du côté du lac sont bien plus récentes : elles sont de briques très dures et certainement l’oeuvre d’Humbert, bâtard de Savoie, et datent donc de 1432 -1443.Elles ont remplacé les échauguettes de ces deux angles du bâtiment. Estavayer fut pris par les Bernois et les Fribourgeois le 27 octobre 1475. La garnison et une grande partie de la population furent massacrées. Le château Chenaux fut incendié. Les travaux de restauration s’étendirent de 1503 à 1505. Depuis 1537 et jusqu’en 1798, Fribourg envoya régulièrement ses baillis à Estavayer. Dès la chute de l’ancien régime, le château de Chenaux continua à être le siège des représentants du gouvernement fribourgeois : lieutenants de gouvernement puis préfets.

L’église de Font

Patron : saint Sulpice. L’ancien château de Font renfermait, dès le 14ème siècle, une chapelle dédiée à saint Antoine de Padoue. C’est la sacristie de l’église actuelle. L’église de Font est ancrée sur le rocher. La nef est de 1560 ; le clocher de 1823. L’autel présente cette particularité d’avoir, en guise de retable, deux étages superposés d’une quarantaine de petits reliquaires alignés les uns à la suite des autres. Ils ont été donnés par M. François-Xavier Brasey, de Font, précepteur des archiducs d’Autriche, décédé à Vienne en 1905. Le tableau de l’autel du Rosaire est de Joseph Reichlen. Les médaillons des quatre vitraux de la nef, consacrés aux évangélistes et, au fond de l’église, celui plus grand, de l’Apparition de Notre-Dame de Lourdes sont dus à M. O. Cattani. En 1951, l’église a été rénovée intérieurement et munie d’un porche.

La Corbière à Estavayer-le-Lac

Le Centre de santé "La Corbière" à Estavayer-le-Lac a été fondé en 1995 par le Dr François Choffat. Dix ans plus tard, il compte 27 collaborateurs dont des ostéopathes, des psychologues, des kinésiologues, des médecins homéopathes, des médecins acupuncteurs et des médecins-dentistes. M. Choffat préconise les médecines complémentaires et une éducation sanitaire dans les écoles. Il accuse notre société dans laquelle la maladie devient une source de profits démesurés. Le Centre est géré par la société Coralisa SA qui a vendu en 2006 le château de la Corbière à la fondation "Pays des merveilles". Celle-ci souhaite réunir sous un même toit plusieurs familles au sens large, des plus jeunes aux plus âgés. La rénovation de la bâtisse sera effectuée petit à petit dès l'an prochain. Ce château a été construit en 1830. De 1880 à 1901, il a été occupé par la comtesse de Pourtalès qui lui a ajouté une chapelle. Entre 1903 et 1946, l'immeuble a abrité une école d'horticulture pour jeunes filles de bonne famille. Les Pères de Saint-François de Sales y ont tenu un séminaire puis une école secondaire entre 1946 et 1987. Dès 1995, un restaurant y a élu domicile pendant quelques années.

Les protestants de la Broye fribourgeoise ont un nouveau centre

En mars 2010, la paroisse réformée d'Estavayer-le-Lac et de la Broye fribourgeoise a inauguré son nouveau centre. Cette ancienne grange du 15ème siècle, située à côté du temple staviacois, a été complètement transformée. Les travaux ont coûté 2,3 millions de francs. Les paroissiens (4400 au total) peuvent désormais profiter d'une grande salle de 100 m carrés, qui permet la retransmission du culte lorsque le temple est bondé. Le bâtiment offre également un local pour le groupe des jeunes, une salle pour l'école du dimanche, un espace pour la garderie, une salle pour le chœur de paroisse et une autre pour le Conseil de paroisse.

Une nouvelle fontaine à Font

Font a fêté ses mille ans en 2011. A l’occasion de ce bel anniversaire, le village a inauguré une nouvelle fontaine. La racine latine de « Font » est « fontis » qui signifie fontaine. Installée à côté de l’administration communale, la fontaine est l’œuvre de Tobias Reymond, un apprenti marbrier du centre d’enseignement professionnel de Morges. Construite en grès tendre, elle est composée de trois bassins circulaires. Chaque cercle évoque le zéro du chiffre mille. Le coût de l’ouvrage et de son aménagement avoisine les 45 000 francs.

Elsa investit dans l’avenir

Au début décembre 2011, la filiale de Migros basée à Estavayer-le-Lac a inauguré son projet Elsavenir. Migros a investi sur cinq ans quelque cent millions de francs dans cette réalisation. Elle a constitué en un agrandissement du site staviacois. Un nouveau bâtiment ceinture de 263 m de long, construit autour de la zone de production, permet le rangement des emballages et l’amélioration de leur hygiénisation. Le carton, source de bactéries, ne doit pas se retrouver dans la zone de production. Chaque jour, 700 000 kg de lait sont déchargés à Estavayer et transformés en 550 produits. 600 employés travaillent à Estavayer.

Rose de la Broye fête ses dix ans d’existence

En dix ans d’exploitation , le restoroute de la Broye à Lully s’est hissé au sommet du classement des restoroutes suisses qui engrangent le plus gros chiffre d’affaires. Celui-ci a augmenté d’environ 50 %, passant de 9,6 millions en 2001, à 18 millions en 2011. 45 000 voitures fréquentent chaque jour cet axe autoroutier. Rose de la Broye accueille un million de visiteurs chaque année. La station d’essence avec magasin est la seule en Suisse romande à être ouverte 24 heures sur 24, tous les jours de l’année. En 2012, le restoroute a investi 1,3 million de francs dans des travaux de modernisation. 150 personnes travaillent sur le site. Deux restaurants et plusieurs magasins attirent une clientèle qui ne cesse d’augmenter. L’hôtel Park Inn (80 chambres et salles de conférences) affiche un taux d’occupation de 54 % sur l’année. Les actionnaires de Rose de la Broye sont Villars Holding SA, Cremo, les communes d’Estavayer-le-Lac, Lully, Les Montets, BP, McDonalds et Imdema.

Entre Estavayer et Font : la pierre à mariage

Un bloc de pierre, comme tombé du ciel, se trouve au bord du chemin qui va d’Estavayer à Font. Selon une coutume datant de l’Antiquité, se glisser à plusieurs reprises sur cette pierre favoriserait la circulation sanguine, donc la fécondité. Elle était jadis très prisée, puisqu’on a découvert dans ses alentours des offrandes telles que des amulettes ou des pièces de monnaie.

Les nouveaux vitraux de l’église de Font

C’est le peintre Jean-Pierre Coutaz de Saint-Maurice qui a créé en 2003 les nouveaux vitraux de l’église de Font. « Ils s’adressent davantage aux cœurs ouverts qu’aux têtes pensantes ». Le message de l’artiste est clair. Le gris est omniprésent, comme pour mieux cerner l’éclat du reste. Il y a le jaune du buisson ardent, les bleus de l’eau jaillissant du rocher frappé par Moïse, le rouge sang de la déchirure de la mort. L’église a été entièrement rénovée. Les fresques ont été restaurées, les peintures et les éclairages refaits.

Le haras de Lully

En s’établissant dans la Broye il y a 25 ans, l’agriculteur bâlois Jean-Jacques Fünfschilling faisait le pari de la diversification avant l’heure en élevant des chevaux de sport et en cultivant des sapins de Noël. Un choix judicieux, fêté en décembre 1999 à son haras. Tout le monde a entendu parler de Gauguin de Lully, le célèbre étalon qui a décroché la médaille de bronze de dressage aux jeux de Séoul en 1988, cheval monté par Christine Stückelberger. C’est dans le haras de Lully qu’est né et a grandi le fameux cheval.

Le château de la Corbière a été transformé en hôtel

En 2011, Anne-Lise et Philippe Glardon achètent le château de la Corbière à Estavayer-le-Lac. Cette belle demeure, construite vers le milieu du 19ème siècle, a été habitée pendant une quarantaine d’années par la comtesse Marie de Pourtalès. L’établissement, situé sur une parcelle de cinq hectares, comprend quinze chambres, un restaurant ouvert au public, une chapelle et un grand jardin. Il a ouvert ses portes en juillet 2013. Les parquets, les portes, les lavabos et les poignées d’origine ont été conservés dans la mesure du possible. Les Glardon ont acheté le château pour le montant de 2,7 millions de francs. Ils ont ensuite investi 2 millions pour le rénover, et notamment ajouter une salle de bain dans chaque chambre.

Pour perdre une moisson il ne faut qu’une nuit.

Charles Beys

Les vieillards sont assez enclins à doter de leurs chagrins l’avenir des jeunes gens.

Honoré de Balzac