Randonnées pédestres

139. Léchelles – Chandon

  • Durée: 2h35
  • Longueur: 9.5 km
  • Dénivelé: 220 m
  • Région: La Broye
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans le parking proche de la gare de Léchelles.
  2. Dirigez-vous vers le sud-est ; traversez le Chandon puis la route de 1ère classe et montez dans la même direction sur le chemin de la Cabuche vers les forêts de la Faye et de Fossau.
  3. Franchissez le pont sur la ligne de chemin de fer Fribourg – Estavayer-le-Lac (poste 1).
  4. ~300 m après le pont, montez à gauche en pleine campagne sur un chemin balisé.
  5. Lorsque vous arrivez à la lisière de la forêt (pt 602), empruntez le chemin de gauche (toujours balisé).
  6. Suivez le balisage jusqu'à l'oratoire (poste 2 au pt 661).
  7. Un bon chemin vous conduit à Ponthaux.
  8. Faites un petit tour dans le village. Allez au moins jusqu'à l'église (poste 3).
  9. Cap sur Chandon en passant devant la grande ferme de Rond Bosson (poste 4 au pt 656).
  10. A Les Trois Sapins, un pont vous permet de traverser la ligne de chemin de fer et la route de 1ère Classe.
  11. A la 1ère maison de Chandon (poste 5), ~125 m avant le pt 528, virez à gauche pour retourner à Léchelles.
  12. Le chemin en terre battue est bon par temps sec. Il vous fait traverser la forêt des Baumes, passer devant le réservoir d'eau (poste 6) de Grolley et Léchelles, voir le site écologique ~200 m après le réservoir.
  13. A la ferme de la Râpe (poste 7), restez sur le petit chemin à droite de la route jusqu'à son extrémité.
  14. Cheminez ~200 m en bordure de la route puis prenez à gauche un beau sentier herbeux qui vous ramène à Léchelles en passant près du manoir de Gottrau situé près de l'église.

Remarque

Pour éviter tout risque de boue, vous pouvez suivre en partie la route Chandon - Léchelles. Vous quittez ce chemin bitumé au pt. 531 pour monter à gauche vers le poste 7 à la Râpe. Vous évitez ainsi une pente assez raide et peut-être un sentier boueux.

Ref. carte: Fribourg 1 : 25 000

La région

Communes et fusions

Belmont-Broye

5 402 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Domdidier
  • Dompierre
  • Léchelles
  • Russy
  • Chandon
Ponthaux

723 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Nierlet-les-Bois
  • Ponthaux

Lieux-dits

  • Vigny : vigne, vignoble.
  • Le Larret : terrain en pente, souvent inculte.
  • La Faye : forêt de hêtres.
  • Les Chaudeires : excavation généralement circulaire, creusée par les eaux dans le roc.
  • Le Genièvre : lieu où abondent les genévriers.
  • Léchelles : déformation de Léchière : endroit où poussent les laîches.
  • Le Gottau : petite source de surface, petit ruisseau
  • La Fenetta : partie du territoire, d’un ensemble de champs, notamment dans le système de l’assolement triennal
  • Le Marterex : cimetière chrétien remontant aux 6ème et 7ème siècles
  • Rond Bosson : buisson rond
  • La Râpe : terrain en pente, couvert de taillis ou de buissons
  • Les Riaux : ruisseaux, parfois disparus à la suite de drainages
  • Fossau : lieu encaissé, parfois nom du torrent qui y coule

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Les églises de Léchelles et de Chandon

Patron de l’église de Léchelles : saint Jean-Baptiste. Léchelles est paroisse depuis un peu plus d’un siècle . Le siège de celle-ci se trouvait précédemment et depuis fort longtemps à Chandon. Ce sont les seigneurs de Belmont qui, vraisemblablement, ont fondé la paroisse avant 1228. L’église de Chandon était très modeste. Elle fit place, en 1583, à un sanctuaire dont la visite de 1784 dit qu’il était très délabré et que l’autel tombait en ruine. Il fut remplacé, en 1872, par la petite église actuelle. La porte est un cadeau de M. Mosciki, ancien président de Pologne, devenu bourgeois de Chandon alors qu’il était professeur à l’Université de Fribourg. Dès 1654, le curé habitait Léchelles et célébrait la messe, le dimanche, dans les deux localités. Une chapelle existait à Léchelles depuis les années 1400. Un nouveau sanctuaire avait été bénit en 1640. En 1711, Mgr Duding déclare que c’était la plus misérable des églises qu’il connaissait. Elle fut remplacée, en 1747, par l’église actuelle. En 1859, Mgr Marilley, constatant que l’église de Chandon était fort délabrée, érigea Léchelles en paroisse. Chandon a continué à enterrer ses morts autour de son église. L’église de Léchelles a été transformée en 1954 sous la direction de M. Fernand Dumas. Les autels, qui datent de 1786, ont été réparés par M. Del Soldato et rafraîchis par M. et Mme Armand Niquille. Yoki a orné les quatre ouvertures de la nef de belles verrières ; elles sont consacrées à sainte Agathe, à saint Théodule, saint Garin et saint Georges. Ce sont comme des triptyques : le saint occupe le panneau central, tandis que dans les volets, se succèdent des scènes de sa légende.

L’église de Ponthaux

Patron : saint Maurice. Au 12ème siècle, Ponthaux avait déjà une chapelle. A la fin du 16ème siècle, Ponthaux remplaça sa chapelle par une église qui dépendait encore de Prez. Assez misérable dès le début, l’église fut réparée en 1806. Démolie en 1880, elle fut remplacée par l’actuelle en 1882. C’est à cette date que Ponthaux fut érigée en paroisse. L’église de Ponthaux s’est enrichie au milieu du 20ème siècle de trois statues en bois naturel provenant du Tyrol : une du Sacré-Coeur et une de la Vierge sur les autels latéraux, et une de saint Michel adossée, à droite, au mur de la nef.

La grande salle de Ponthaux

La commune de Ponthaux a inauguré en 1999 son nouveau complexe communal dénommé Ponthaux-Rencontre. La bâtisse construite à côté de l’école servira de nouvelle salle communale pour les sociétés locales, en remplacement du local situé dans le bâtiment scolaire transformé en deux salles de classe.

Une ferme modèle à Ponthaux

En 1974, la famille Niggeler, qui a fait fortune dans le textile en Italie, est devenue propriétaire d’une ferme protégée à Ponthaux. L’immeuble a été l’objet d’importantes rénovations. Une nouvelle étable pour les veaux a été aménagée en 2003. Une villa a été construite pour le gérant de l’exploitation. La ferme abrite 50 à 60 veaux d’engraissement, une centaine de taureaux de race Simmental, 30 poulains ou jeunes chevaux en pension et des vaches écossaises. Les céréales cultivées en production intégrée sur ce domaine de 85 ha servent à l’alimentation du bétail dont la viande est vendue sur place. Le fait que le propriétaire du domaine vit à l’étranger prive l’exploitation des paiements directs.

Des castors dans le Chandon, près de Léchelles

Il y a plus de 200 ans, le castor avait disparu d'Europe. Aujourd'hui, la présence de cet animal nocturne est encore rare dans les rivières suisses. Les spécialistes pensent qu'ils sont actuellement entre 800 et 1000. Un recensement a lieu cette année (en 2008). On peut le voir dans certaines rivières des districts de la Broye et du Lac (par exemple dans le Chandon, près de Léchelles). En général, les castors quittent leur famille à deux ans, à cause du manque de place dans le terrier. C'est pourquoi ils remontent les rivières et leurs affluents pour se construire une nouvelle maison.

Le domaine de Malforin

Monsieur et Madame Charles Schoch exploitent le domaine de Malforin (36 ha) situé à Chandon sur les communes de Misery-Courtion et Léchelles. Ces deux anciens compétiteurs de saut d’obstacles assouvissent leur passion pour le meilleur ami de l’homme en élevant des poneys (des chevaux de moins de 1,50 m au garrot). C’est de toute la Suisse et même de l’étranger que l’on vient à Chandon pour faire saillir ses juments. La fille de M. et Mme Schoch, Faye, a remporté en 2001 le championnat d’Europe des poneys pour la seconde année consécutive.

Le biotope des Baumes à Léchelles

Le biotope des Baumes s’est développé dans une ancienne gravière exploitée à partir des années 1960 jusqu’au début des années 1970. La commune de Léchelles a acquis la gravière dans le but de la combler pour protéger la nappe phréatique. Avant qu’elle n’ait réalisé tout le remblayage, les milieux de la protection du paysage sont intervenus pour qu’elle stoppe les travaux car la nature avait repris ses droits sur ce territoire. En effet, plusieurs espèces rares ou protégées, telles que couleuvre à collier, rainette verte, pie-grièche ou fauvette grise y avaient élu domicile, tout comme l’agrion délicat, une libellule dont la présence en ces lieux est exceptionnelle. Après de nombreuses discussions, une entente a été trouvée : on a maintenu de petites mares de faible profondeur tout en protégeant la nappe phréatique qui assure l’approvisionnement en eau pour une dizaine de localités.

Il faut avoir le courage d’abandonner ses enfants ; leur sagesse n’est pas la nôtre.

Jacques Chardonne

Plus le visage est sérieux, plus le sourire est beau.

François René de Chateaubriand