Randonnées pédestres

14. Granges-Marnand – Ménières

  • Durée: 2h40
  • Longueur: 11 km
  • Dénivelé: 163 m
  • Région: La Broye
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans le grand parking proche de l'église de Granges, au bord de la Broye.
  2. Marchez, direction Payerne, sur la rive droite de la Broye (un peu plus de 2 km). Excellent sentier gravelé.
  3. Traversez la rivière sur la première passerelle (poste 1).
  4. Laissez le hameau de Brit à votre gauche et dirigez-vous à droite en lisière (ch. bétonné) vers Fin d'Avau (pt 478, poste 2).
  5. Vous atteignez ensuite le petit bois suivant que vous longez au sud-ouest pour atteindre un chemin plus important qui monte vers le nord-est , sur une distance de 450 m, jusqu'à la bifurcation à Les Planches.
  6. A cet endroit, partez à gauche vers le nord-ouest (300 m).
  7. A cette bifurcation, dirigez-vous vers le sud-ouest (300 m) jusqu'au ruisseau au pt 465.
  8. Longez le ruisseau (rive gauche) jusqu'à Ménières. Vous êtes passés par le poste 3.
  9. Empruntez la rte, direction Granges-Marnand, sur environ 150 m (poste 4 au pt 503, grand car.) Faites encore 150m jusqu'au carrefour suivant (poste 5).
  10. Prenez à droite le chemin vers La Malafin. Passez ensuite à Poses de Cugy (2 hangars à tabac) et montez vers la forêt de Rochet (poste 6, carrefour en lisière).
  11. Traversez cette forêt vers le sud-est, direction Granges-Marnand.
  12. A la fin de la gravière, prenez à gauche le chemin goudronné qui devient sentier en terre battue (à la hauteur du stand où se trouve le poste 7) et qui descend à droite vers Granges.
  13. Rentrez au parking en traversant tout le village, près des rives de la Lemba.

Remarque

Après le poste 2, à l’angle nord du petit bois, il est possible de suivre le ruisseau de Ménières vers l’ouest (sentier herbeux), sans passer à Les Planches. La durée du parcours est diminuée de 10 minutes.

La région

Communes et fusions

Ménières

320 habitants le 31.12.08

Lieux-dits

  • Les Gleyres : sol graveleux, assez souvent en bordure de rivières (alluvions).
  • Brit : pré, souvent humide et probablement clôturé ; principalement dans les régions basses du pays.
  • L’Ouchire : plantage situé dans une bonne terre bien fumée.
  • Gravounard : terrain avec une forte proportion de gravier.
  • Le Parchi : enclos.
  • L’Essert : terrain défriché, très généralement en communauté.
  • Le Noyeret : petit noyer.

Bossard & Chavan, Nos lieux-dits, Cabédita

L’église de Ménières

Patron : saint Hilaire ou parfois saint Denis. La paroisse de Ménières est mentionnée dans plusieurs textes du début du 13ème siècle. La visite de 1453 relève l’humidité de l’église et celle de 1663 déplore qu’elle n’ait ni plancher ni pavé, si bien que les pieds des fidèles baignent dans l’eau. Une nouvelle église fut consacrée en 1699. C’est cet édifice qui a été complètement transformé en 1937 par M. Dumas. La tour massive, que surmonte une flèche en aiguille, est assise sur quatre plots, reliés par des voûtes, ce qui ménage, sous le clocher, une sorte de vestibule. On pénètre de là dans un couloir formant narthex et se terminant par le baptistère. Le maître-autel, surmmonté d’un beau calvaire, se détache sur une fresque de Landry, genre tapisserie, avec des scènes de la vie de saint Hilaire. En 1945, on a placé un chemin de croix, en noyer sculpté, de M. Franscini.

L’église de Granges-près-Marnand

La première église a été édifiée au 7ème siècle sur les maçonneries d’un ancien bâtiment utilitaire, dépendant d’une villa romaine. Une deuxième église a remplacé l’édifice précédent, probablement vers le 9ème ou le 10ème siècle. Au 12ème siècle, une église romane est construite sur les anciennes fondations. Une quatrième église, gothique cette fois-ci, est édifiée au 13ème siècle. L’église actuelle présente encore de nombreux éléments intéressants de la fin de l’époque gothique. La nef, presque carrée, est celle qui existait à la fin du 13ème siècle. Le plafond de bois qui la couvre est moderne. Dans l’angle nord-est du vaisseau, la chapelle de Loys, édifiée au milieu du 15ème siècle, est l’œuvre de l’architecte Jean Delisle de Payerne. C’est à ce dernier que l’on doit également, sans doute, la chapelle de Treytorrens et le chœur de la collégiale de Romont. Cette petite chapelle est couverte d’une croisée d’ogives portée à l’angle sud-est par un gros pilier octogonal. Le magnifique monument funéraire de Jeanne Salomé Müller, décédée en 1726, est adossé au mur oriental de cette petite chapelle. Quelques vestiges de peintures murales du 14ème siècle sont conservés dans le chœur de l’église (14 saints) et sur le mur nord de la nef (une scène de martyre). Un fragment d’un vitrail du 15ème siècle (une tête du Christ) a été intégré à une composition contemporaine. Un vitrail de François de Ribaupierre figurant la parabole de l’Enfant prodigue et du Bon Samaritain orne la baie axiale du chevet.

Un fromage broyard : le maréchal

La fromagerie de Granges espère produire, en 2004, 180 tonnes de maréchal (maréchal, c’est le métier qu’exerçait l’arrière-grand-père de Jean-Michel Rapin, l’actuel fromager de Granges). Comment est né le maréchal ? Au début des années 90, la société de laiterie et son laitier obtiennent l’autorisation de fabriquer une spécialité de fromage . En 1994, Jean-Michel Rapin vend son matériel de fabrication du gruyère pour commencer celle du maréchal. Le maréchal mise sur trois atouts : la taille, le mode de fabrication et l’aspect. La meule de maréchal a un diamètre de 30 cm et pèse en moyenne 6,5 kg. Des herbes aromatiques sont appliquées manuellement sur les meules au moment de la formation de la croûte. Chaque jour, l’alimentation des vaches est contrôlée. L’affourragement hivernal est complété avec des graines de lin. Une halle d’affinage pouvant contenir 18 000 fromages a été inaugurée en 2003 dans la zone industrielle des Loveresses à Granges. Un robot tourne et lave 300 meules à l’heure.

Le Foyer de l’ ”Epi” à Ménières

Cette institution a été créée dans les années quatre-vingts . Elle permet à une dizaine de personnes en proie à des problèmes d’alcool de reprendre pied. Elles sont toutes abstinentes et au bénéfice d’une rente AI. L’ “Epi” est le seul foyer du genre dans la Broye vaudoise et fribourgeoise. Située sur territoire fribourgeois, l’institution est reconnue par les services sociaux vaudois. Une convention intercantonale fixe la répartition des tâches. La plupart des résidants de l’Epi restent dans la maison entre un et trois ans.

De fortune et de santé il ne faut jamais se vanter.

Les feuilles

Qu’on foule

Un train

Qui roule

La vie

S’écoule.

Guillaume Apollinaire