Randonnées pédestres

144. Ecuvillens – Grangeneuve

  • Durée: 2h30
  • Longueur: 9.5 km
  • Dénivelé: 210 m
  • Région: La Sarine
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans le parking situé à l’est du restaurant d’Ecuvillens.
  2. Le chemin se trouve à ~50 m au sud-ouest de l'église. Il est goudronné jusqu'aux Ponts Neufs et se dirige vers le nord.
  3. Aux Ponts Neufs, empruntez un petit sentier en lisière, à droite. Il est herbeux ou en terre battue jusqu'à la forêt de Monterban (poste 2 au carrefour du pt 665). Il faut passer sous l'autoroute (poste 1) et sur la route Posieux – Matran (passerelle). Vous voyez en contrebas le site patricien des Muëses (ferme, maison de maître, chapelle).
  4. Admirez la belle rangée de chênes juste avant la forêt de Monterban.
  5. Au point 650 (poste 3), vous traversez la route Bulle – Fribourg.
  6. Vous découvrez avec plaisir tout le hameau de Grangeneuve avant d'arriver à la ferme de la Tioleyre (poste 5).
  7. ~100 m après cette ferme, descendez à gauche vers les Prés d’en Bas. Ne prenez pas le chemin par le « Sac » : il est plus long.
  8. Au premier carrefour, choisissez le chemin du milieu qui raccourcit le parcours de quelques minutes. Celui de gauche descend à la Sarine.
  9. Ces deux chemins se rejoignent à Prés d'en Bas au pt 587 (poste 6).
  10. ~500 m après ce pt, vous vous trouvez à un nouveau carrefour. Montez à droite vers Posieux. Ne descendez pas à gauche en direction de la Tuffière.
  11. Vous arrivez au grand carrefour à Posieux (poste 7).
  12. Faites un petit crochet par la chapelle de Posieux (poste 8) qui mérite une visite. Elle est située à ~500 m au nord du poste 7.
  13. Retour à Ecuvillens en passant sous l'autoroute (avec le clocher comme point de repère).

La région

Communes et fusions

Hauterive

2125 habitants le 31.12.08

Communes ayant fusionné (2001) :

  • Ecuvillens
  • Posieux

Lieux-dits

  • Posieux : endroit aménagé pour puiser de l’eau ; rigole de drainage ou d’irrigation.
  • Le Sapex : forêt ou plantation de sapins.
  • La Pala : terrain plat, souvent pâturage.
  • Le Grabe : pente pierreuse se terminant par un ravin.
  • La Tuffière : sol tufeux, carrière de tuf.
  • Penex : forêt de pins, éventuellement de sapins.

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Le château d’Ecuvillens

Le château d’Ecuvillens était situé à environ 500 m au nord-ouest du village, sur un promontoire formé par une courbe brusque de la Glâne. Appartenait-il aux sires de Glâne? ou peut-être à une famille de chevaliers qui portait le nom d’Ecuvillens et dont les membres semblent bien avoir été des ministériaux de Glâne? La famille d’Ecuvillens apparaît dès la fondation d’Hauterive en 1138. Le château se trouvait sur le sommet d’une presqu’île rocheuse, aux pentes abruptes entourées par la Glâne, qui coule une cinquantaine de mètres plus bas. Le château était vraisemblablement une construction carrée dont les murs extérieurs sont en partie conservés. A 50 ou 60 m à l’ouest et un peu plus bas se trouvent encore les restes de fortes murailles sur une longueur d’environ 20 mètres. Ces vestiges démontrent que le château était relativement important et qu’il ne s’agissait pas simplement d’une tour de garde. On ignore tout de la fin de ce château : a-t-il été détruit en même temps que le château de Glâne (à Châtillon) pour servir aussi à la construction du monastère d’Hauterive? Ou a-t-il été simplement abandonné?

L’abbaye cistercienne d’Hauterive

Dédiée à la Vierge, sous le vocable de l’Assomption (comme toujours dans l’Ordre de Cîteaux), l’église date de la deuxième moitié du 12ème siècle. Elle était primitivement romane et conçue dans le style sobre et sévère qu’avait exigé saint Bernard de Clairvaux. Entre 1323 et 1328, l’Abbé Pierre Rych fit reconstruire l’abside dans le style gothique, avec une grande baie qu’il pourvut de remarquables vitraux. Les fenêtres des chapelles latérales furent exhaussées. La voûte du choeur, également surélevée, fut ornée d’un semis d’étoiles rouges et bleues ; celle de la nef fut enduite, pour imiter la brique, de ce crépissage rougeâtre émaillé de fils blancs que l’on voit encore aujourd’hui. Les clefs de voûte furent polychromées. Adjacent à l’église et conçu, lui aussi, dans le style roman, un cloître avait été construit dès la fin du 12ème siècle. Il formait alors un quadrilatère complet, mais l’une des quatre galeries a été supprimée. Puis, là aussi, des transformations ont été opérées. De belles rosaces, aux remplages tous différents, ont été placées dans chacune des travées. L’église subit au 18ème siècle d’importantes mais fâcheuses modifications. Les petites fenêtres romanes de la nef et du transept furent enlevées pour faire place à de vulgaires baies rectangulaires. On surmonta de retables, aux formes tourmentées, les autels qui se composaient, selon l’ancienne formule, d’une simple table de pierre sur un socle. La tour a été reconstruite après l’incendie de 1578, et le clocher en 1912. Hauterive a été par contre, de 1903 à 1912, l’objet d’une restauration méthodique qui a permis de reconstituer l’histoire de l’église et du cloître et de leur rendre, partiellement, leur aspect primitif. En 1946, on a rendu au choeur son austérité. La tribune a été remplacée par une étroite coursière. La grande fenêtre du fond du choeur est désormais complètement libre. Enlevés en 1848, les vitraux avaient été placés au choeur de la collégiale de Saint-Nicolas. En 1926, ils ont été ramenés à Hauterive et placés dans la grande baie du fond. On y voit, sur une bande horizontale au-dessus des médaillons, de gauche à droite : saint Jean-Baptiste ; Robert de Molesme, le fondateur de Cîteaux ; saint Benoît, le Père du monachisme d’Occident ; saint Bernard, l’un des premiers et le plus illustre des Cisterciens ; saint Nicolas et enfin Etienne Harding, le troisième Abbé de Cîteaux et le législateur de l’Ordre. Les parties manquantes qu’il a fallu refaire à neuf sont dues à Henri Broillet. Marcel Feuillat est l’auteur de la colombe d’argent suspendue à la voûte. La gracieuse chapelle de St-Nicolas a été construite par les d’Affry pour en faire leur tombeau de famille. Les stalles d’Hauterive, exécutées vers 1480, sont parmi les plus belles de Suisse. Le couvent d’Hauterive a été supprimé en 1848. On y ouvrit, deux ans plus tard, une école d’agriculture. En 1857, avec l’arrivée du régime conservateur, on y établit l’école normale pour instituteurs. En 1939, les Cisterciens sont rentrés dans cette antique abbaye des bords de la Sarine.

Un jardin pour le cloître d'Hauterive

Le magnifique cloître de l'abbaye d'Hauterive date des 12ème et 14ème siècles. Il vient d'être rénové. Une fête marquant la fin des travaux a eu lieu en septembre 2006. Ceux-ci ont duré trois ans et ont coûté 1,4 million de francs. Un jardin créé par Jacques Wirtz, paysagiste belge de renommée internationale, occupe depuis peu le préau. La sobriété et l'équilibre de ce lieu à ciel ouvert enchantent les membres de l'Association des amis de l'abbaye d'Hauterive, les initiateurs de ce jardin qui contient quelques arbres, du buis, des rosiers buissonnants, de la lavande et des pivoines arborescentes. Deux bassins, en grès coquillier de la Molière, complètent le tableau, dont le cadre serait le cloître lui-même. Le coût des travaux s'est élevé à 270 000 francs.

La chapelle de Posieux

Située sur la colline du Sapex, la chapelle de Posieux est visible à des lieues à la ronde. Dédiée au Sacré-Cœur, elle commémore le rassemblement qui eut lieu à Posieux le 24 mai 1852. Ce jour-là, en effet, 15 000 Fribourgeois se réunissent dans ce village pour protester contre le régime radical au pouvoir depuis 1847. Décidée en 1884, la construction de la chapelle ne démarre véritablement qu'en 1911 avec la pose de la première pierre. Elle a été inaugurée le 30 juin 1924. Elle est due à Alphonse Andrey, architecte à Fribourg. Elle est construite en tuf et en molasse. Une statue du Sacré-Cœur se dresse au milieu du sanctuaire. C'est l'artiste italien Carella de Florence qui l'a sculptée. La décoration intérieure est l'œuvre du Fribourgeois Oscar Cattani, professeur au Technicum. Sur le panneau central trône la Vierge à l'enfant. La Madone est entourée sur les panneaux latéraux par les autorités spirituelles et le pouvoir temporel venus rendre hommage à l'Enfant-Jésus.C'est la représentation de la République chrétienne, c'est-à-dire l'union de l'Eglise et de l'Etat, qui s'imposera à Fribourg pendant un siècle. On reconnaît certains personnages : le chanoine Schorderet, l'abbé Bovet, Georges Python, Roger de Diesbach, Louis Wuilleret, Alfred de Reynold, ces deux derniers étant présents à Posieux le 24 mai 1852. Aux extrémités, une allégorie de l'agriculture et des arts et métiers complète l'ensemble. La fresque de l'abside de gauche nous montre Nicolas de Flue et la Diète de Stans (1481). En 2008, une association s'est donné pour but de faire mieux connaître ce lieu de mémoire fribourgeois. A plus long terme, elle voudrait aussi contribuer à la restauration de l'édifice. Il faudrait quelque 800 000 francs pour venir à bout des travaux de remise en état.

Une nouvelle passerelle sur la Glâne

En juin 2003, une paserelle sur la Glâne a été inaugurée au lieu-dit “Au Pont Neuf”. Elle relie Neyruz et Ecuvillens. D’une longueur de 34 m, elle a été exécutée par les entreprises neuchâteloises Bernard Simon à Peseux et Yves Sauvan à Corcelles. Les équipes forestières des corporations de triage de Sarine-Ouest et du Bas-Gibloux se sont chargées des aménagements. Le coût total , quelque 70 000 francs, a été financé par les communes de Hauterive et de Neyruz ainsi que par le canton et la Confédération.

L’aérodrome d’Ecuvillens

L’aérodrome d’Ecuvillens a été inauguré en 1953. En 1930 déjà, une poignée de passionnés fondent le club fribourgeois d’aviation. Les militaires sont bien représentés au sein du comité. Le colonel Roger de Diesbach défend l’aviation civile : " Elle est tout aussi importante pour la puissance d’un pays que son armée." L’arrivée de Béda Hefti à la tête du club, dans les années 1950, va mettre le projet sur les rails. Cet ingénieur glaronnais introduisit à Fribourg le basket et contribua à lancer la course Morat-Fribourg. Il dessina également les bains de la Motta et élabora en 1947 les plans du téléski de la Berra. Dans les années 1960, commence le vol commercial et touristique. Planeurs et parachutistes fendent le ciel fribourgeois. En 1965, le Conseil d’Etat délivre une concession d’aérodrome régional.

La modestie est l’art de faire dire par d’autres tout le bien que l’on pense de soi-même.

Philippe Bouvard

Je hais comme la mort l’état de plagiaire ;

Mon verre n’est pas grand, mais je bois dans mon verre.

Alfred de Musset