Randonnées pédestres

146. Hauterive – Chésalles

  • Durée: 2h35
  • Longueur: 9.5 km
  • Dénivelé: 197 m
  • Région: La Sarine
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Parcours entièrement balisé, donc facile à suivre.
  2. Garez votre voiture dans le parking d'Hauterive.
  3. Dirigez-vous par la route goudronnée vers l'usine électrique (direction Arconciel).
  4. Traversez la Sarine, passez devant une maison de maître. A ~150 m après cet immeuble, obliquez à gauche et suivez le bord de la Sarine pour arriver au pont sur la Gérine (poste 1), près du confluent des deux rivières.
  5. Poursuivez votre marche en direction de Marly (rive droite de la Gérine, donc à gauche en remontant la rivière).
  6. Parvenus au 2ème pont sur la Gérine (poste 2), vous traversez la rivière.
  7. Vous redescendez le long de la rivière sur ~800 m (rive gauche, direction Arconciel).
  8. A ce petit carrefour, suivez l'indicateur de direction pour Chésalles, Petit-Ependes et Arconciel. Vous arrivez à Le Bugnon (planète Uranus), puis à Chésalles (poste 3).
  9. Cheminez une centaine de m sur la route goudronnée avant de monter à droite vers le bois de Monteynan.
  10. Arrivés à la lisière supérieure, vous n'allez pas à Petit-Ependes, mais vous continuez tout droit vers la grande ferme de Monteynan (poste 4). C'est la direction d'Arconciel.
  11. Après la ferme, choisissez la direction d'Hauterive pour regagner votre parking.

Ref. carte: Rossens 1 : 25 000

La région

Communes et fusions

Hauterive

2 431 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Ecuvillens
  • Posieux
Marly

8 185 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Marly-le-Grand
  • Marly-le-Petit
  • Chésalles
Ependes

1 117 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Ependes
  • Sales
Arconciel

913 habitants le 01.01.2017

Lieux-dits

  • Chésalles : petite hutte
  • Gérine : rivière qui vient de la forêt de montagne
  • La Vernaie : bosquet ou taillis d’aune
  • Les Planchettes : terrain plat ou de faible pente, de forme régulière, plus long que large ; terrain de bonne qualité, prés gras ; généralement situé près de la maison
  • Les Fontanettes : source est le sens premier de ce mot
  • Les Râpes : terrain en pente, couvert de taillis ou de buissons
  • Sales : maison
  • Les Pontets : construction faite de madriers juxtaposés permettant de traverser un endroit marécageux
  • Les Sauges : saule, arbre se développant essentiellement dans les sols humides et le long des rivières
  • Prila : petit pré
  • Le Rialet : ruisseau, parfois disparu à la suite de drainages
  • Pra Novel : terre nouvellement défrichée et mise en culture
  • Le Bugnon : source, spécialement celle surgissant à fleur de terre ou au fond d’un bassin naturel
  • La Fenetta : partie du territoire, d’un ensemble de champs, notamment dans le système de l’assolement triennal
  • Le Poyet : petit mont

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Découvertes archéologiques

Des milliers de pièces du mésolithique (de -8000 à -4000) découvertes à Arconciel en 2003

Le site archéologique situé près de l’abbaye d’Hauterive, commune d’Arconciel, est le premier abri du mésolithique trouvé dans le canton de Fribourg. L’importance scientifique de cette fouille dépasse largement le cadre cantonal. Des couches successives de sédiments, d’ossements, de fragments d’outils et d’armes en silex constituent une sorte de mille-feuille archéologique recelant les mystères de la préhistoire. Une telle fouille permet de reconstituer la vie des chasseurs-cueilleurs de cette époque ainsi que de mieux comprendre les phénomènes climatiques de la région. La plus belle pièce trouvée est une canine de cerf perforée qui date d’une période située entre 7000 et 6000 avant J.-C.

Personnalités

Bernard de Clairvaux (1091 – 1153)

En 1112, Bernard de Fontaine arrive à Cîteaux avec une trentaine de compagnons. Il est impatient de revêtir la coule blanche (vêtement à capuchon) des moines de Cîteaux, une abbaye égarée entre forêt et étangs, dont le climat est malsain. Quelques moines émaciés par les pénitences, dévorés par les fièvres, tentent d'y survivre sous la direction d'Etienne Harding. Les premiers hivers seront atroces. L'ordinaire des repas consistait parfois en feuilles de chêne cuites à l'eau et saupoudrées de sel. A ce régime la santé de Bernard ne tarde pas à se délabrer. Il contracte une maladie d'estomac qui fera de lui, sa vie durant, un valétudinaire. Il devient assez rapidement responsable du monastère qui comptera plusieurs centaines de sujets. Soixante-neuf monastères seront fondés en 35 ans. Bernard finira par quitter son abbaye pour parcourir longuement toutes les routes de l'Europe. Il prêche le retour à l'intégrité de la foi, aux mœurs des premiers siècles de l'Eglise, à celles même des temps apostoliques. Il veut réformer Cluny, la grande métropole bénédictine dont est issu le rameau des moines blancs de Cîteaux. Bernard s'en prend avec virulence aux excès de la table, à la recherche dans les vêtements, au goût des constructions somptueuses, à la décoration excessive des églises. Clunisiens et Cisterciens ne sont pas toujours sur la même longueur d'onde. Cîteaux et Cluny ont choisi des manières différentes pour aller à Dieu. Pour un Clunisien, être contemplatif, c'est d'abord prendre le temps de prier : d'où les longues heures de présence au chœur. Pour un Cistercien, être contemplatif, c'est d'abord se désencombrer de tout ce qui n'est pas essentiel et risquerait d'entraver la recherche de Dieu : d'où le retour au silence, à la pureté de la règle bénédictine. L'influence de Cîteaux devient prépondérante dans toute l'Europe. Comme Cluny, Cîteaux donnera deux papes à l'Eglise : Eugène III (1145 – 1153) et Benoît XII (1334 – 1342). Au 17ème siècle, une réforme donne naissance à la Trappe, qui perpétuera jusqu'à nos jours sa vocation de solitude, de pauvreté et de prière. En 1664, l'abbé Armand de Rancé y installa les cisterciens de la stricte observance, appelés dès lors trappistes.

Les défauts de l’esprit augmentent en vieillissant, comme ceux du visage. La Rochefoucauld

Pour un homme intelligent, vous n’êtes pas si bête que ça.

Tristan Bernard