Randonnées pédestres

159. Sugiez – Le Mont Vully

  • Durée: 3h00
  • Longueur: 11 km
  • Dénivelé: 258 m
  • Région: Le Lac
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Parcours entièrement balisé (suivre les indicateurs jaunes).
  2. Garez votre voiture dans le parking du port de Sugiez, près de l'Hôtel de l'Ours. Toilettes publiques sur la place.
  3. Le sentier (herbeux) pour le camping des Trois Lacs part de là, sur la rive gauche du canal de la Broye. Il faut compter 30 minutes jusqu'au camping (pont Rotary, poste 1).
  4. Marchez encore 30 minutes le long du canal jusqu'au Tonkin (poste 2).
  5. Au Tonkin, partez vers le sud-est pour gravir le Vully. Vous passez devant des casemates. D'autres plus importantes seront aussi visitées lors d'un autre parcours.
  6. Vous arrivez au bloc erratique (la pierre Agassiz, poste 3)).
  7. Poursuivez votre chemin vers le nord-est sur un magnifique sentier (ombragé et terre battue) jusqu'à la route de 2ème classe.
  8. Marchez ~300 m sur cette rte, tournez à droite puis à gauche après ~150 m. Le rempart des Helvètes (reconstitution d'un segment) est devant vous (poste 4).
  9. Continuez, direction nord, vers Plan Châtel (vue magnifique, poste 5).
  10. Traversez la jolie place de pique-nique puis descendez vers Sugiez par un sentier presque parallèle à la route carrossable.
  11. A la sortie du chemin creux, obliquez d'abord à gauche puis dirigez-vous vers le nord-est. Après 200 m sur un bon chemin gravelé, vous vous trouverez au pt 571 (poste 6).
  12. Dirigez-vous vers Sugiez en passant par les Vaux de Nant. Au bas de la pente, bifurquez vers la gauche (indicateur jaune pour Sugiez).
  13. En arrivant à Sugiez, dirigez-vous vers la gauche pour atteindre le parking du port.

La région

Communes et fusions

Bas-Vully

1874 habitants le 31.12.08

Haut-Vully

1298 habitants le 31.12.08

Lieux-dits

  • Sugiez : du nom de personne « Solidius »
  • Le Péage : endroit où l’on payait une taxe de passage
  • La Monnaie : du latin « munire » : fortifier, protéger
  • Chaumont : mont dont le sommet est déboisé
  • Gresaley : endroit où abondent les groseilles sauvages ou les myrtilles
  • Les Broillets : pré, souvent humide et probablement clôturé ; principalement dans les régions basses du pays

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Une centrale à biogaz inaugurée à Bellechasse

Le 13 septembre 2012, une centrale à biogaz a été inaugurée à Bellechasse. Grâce à leur très vaste domaine (700 ha, le deuxième plus grand domaine de Suisse, le premier en ce qui concerne le bétail),les établissements pénitentiaires possèdent en quantité la matière première indispensable : le lisier. 800 porcs, 200 vaches, 100 génisses, 200 veaux, 300 dindes, 300 poules, 300 moutons et 60 chevaux : voilà le cheptel de Bellechasse. Le pénitencier possède un réseau souterrain de canalisations long de plusieurs km, fonctionnant par pompage, et permettant de transporter les excréments produits par tous ces animaux. Le biogaz agricole peut se générer à l’infini. Les excréments sont stockés dans un digesteur dans lequel on rajoute des enzymes. Cela produit du gaz, principalement du méthane. Le gaz est brûlé et l’énergie qui en résulte fait fonctionner un générateur qui produit de l’électricité réinjectée dans le réseau du Groupe E. La quantité d’électricité produite par an correspond à la consommation de 250 ménages. La chaleur créée par le processus de transformation peut servir à chauffer les bâtiments. Le lisier qui a produit le gaz peut être réutilisé comme engrais. Ce projet a coûté 3,5 millions de francs.

Les castors sur le canal de la Broye

L’Etat de Fribourg a mis à l’enquête (en l’an 2000) un projet visant à favoriser les conditions de survie du castor dans la région du Grand-Marais. L’idée consiste à aménager des portions de berges pour que le castor y trouve une offre en nourriture et la tranquillité suffisante pour la consommer. Il s’agit de créer six criques, ou placettes, qui agrémenteront la Bibera (ce nom de la rivière veut dire "castor") entre les Etablissements pénitentiaires de Bellechasse et l’endroit où le canal se jette dans celui de la Broye. M. Philippe Desbiolles, enseignant à Bulle et spécialiste du castor, est à l’origine de ce projet. Le canal de la Bibera ne correspond plus au biotope rêvé des castors. Canalisée vers la fin des années 80, la Bibera se réduit à une allée rectiligne d’eau bordée par quelques rares arbustes. Pas de quoi constituer un garde-manger, et encore moins offrir à cet animal discret un abri au regard des humains. Un groupe de travail s’est proposé d’agrémenter le profil artificiel du canal par six criques d’une vingtaine de mètres de longueur, à même de constituer des plates-formes immergées favorables au castor. Le castor a été exterminé en Suisse au 19ème siècle au terme d’une chasse intensive. Sa fourrure, très prisée pour la confection de chapeaux, en a fait une victime de choix. Ses deux glandes à castoréum utilisées comme médicament au Moyen Age et comme base de parfum ont également causé sa perte. Il a fallu attendre 1956 pour voir ce rongeur nocturne (qui peut atteindre 1,1 m pour un poids de 25 à 30 kg) réapparaître sur le sol helvétique. Le castor se nourrit principalement de feuilles et de l’écorce de bois tendre.

Un bloc erratique au nom célèbre (Agassiz)

En un million et demi d’années, les glaciers ont à plusieurs reprises débordé de la chaîne alpine. Dans notre région, le glacier du Rhône avait encore une épaisseur pouvant atteindre quelque 600 mètres. Cette masse impressionnante a façonné notre paysage, creusant des sillons dans les anciennes couches de molasse et abandonnant derrière elle des collines aux versants parfois escarpés. C’est ainsi, du point de vue géologique, qu’est né le Mont Vully. Le glacier dans sa course a modelé des sommets arrondis et des dômes (drumlins) à l’image du célèbre Bois Domingue. Le glacier a plissé la terre et creusé des cuvettes, à l’image du vallon du Chandon ou du lit de la Bibera. Le glacier du Rhône a encore amené sur le Plateau des blocs de pierre qu’on appelle des blocs erratiques. Celui du Vully pèse 730 tonnes et son volume est de 280 mètres cubes. Il rappelle la mémoire de Louis Agassiz. Ce dernier est né en 1807 à Môtier. Tout jeune, il était passionné de fossiles. Après des études scientifiques, il soutint la thèse que les moraines ont été transportées des Alpes jusqu’au Plateau par les glaciers en mouvement. Il quitta la Suisse en 1846 pour reprendre la chaire de zoologie et de géologie à l’Université de Harward, aux Etats-Unis. Il est considéré en Amérique comme l’un des plus grands savants de son siècle.

Le Vully

Le Vully est une terre à part. Il l’est par sa géographie, son histoire, sa mentalité. Les deux communes actuelles du Bas-Vully et du Haut-Vully, rattachées au canton de Fribourg en 1798, eurent d’abord des maîtres différents : au 12ème siècle, le Haut appartenait au comte de Neuchâtel, le Bas aux ducs de Zaehringen. C’est au lendemain de la bataille de Morat que le Vully “fribourgeois” fut rattaché au bailliage de Morat, sous la double obédience de Berne et de Fribourg. Francophone dans un district majoritairement alémanique, réformé dans un canton majoritairement catholique, fribourgeois se frottant tout à la fois aux Vaudois, aux Neuchâtelois et aux Bernois, le Vully ne pouvait se définir que par un statut de “multiminoritaire”. Des siècles durant, des générations de vignerons, d’agriculteurs et de maraîchers se sont battus pour dompter une nature rebelle et ont légué à leurs descendants un tempérament besogneux. La vie associative est très développée dans le Vully. Cet esprit communautaire se manifeste lors de la Fête des vendanges qui a lieu chaque année à Praz. Les sociétés locales ou des institutions comme les pompiers ou les contemporains sont de véritables portes d’entrée pour le non-Vulliérain qui cherche à s’intégrer. La présence germanophone est surtout perceptible en saison touristique. La plupart de ceux qui s’y sont établis ont fait le pas de l’intégration. Le Vully défend farouchement la prépondérance du français. Cependant, la proportion d’Alémaniques n’est plus très loin de la masse critique qui justifierait une administration bilingue. Le Vully possède des atouts touristiques enviables : le charme et la diversité du site naturel, son climat agréable, le lac, des curiosités comme les Roches grises ou son bloc erratique, un sentier botanique et un autre viticole ou encore son oppidum. Le Vully sera amené à intensifier ses rapports avec ses voisins vaudois, bernois, voire neuchâtelois. Dès 2005, les étudiants vulliérains fréquenteront le gymnase intercantonal de la Broye à Payerne. D’après Claude-Alain Gaillet dans “Le District du Lac”

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre.

Villon (1431 – 1463)

Je m’en irai bientôt au milieu de la fête

Sans que rien manque au monde immense et radieux.

Victor Hugo (1802 – 1885)