Randonnées pédestres

161. Granges-près-Marnand – Surpierre

  • Durée: 2h35
  • Longueur: 9 km
  • Dénivelé: 220 m
  • Région: La Broye
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans le grand parking proche de l'église de Granges-près-Marnand, rive gauche de la Broye.
  2. Traversez tout le village vers l'ouest, jusqu'au pt 492 (poste 1) sur la route de Villeneuve.
  3. Empruntez au pt 492 le beau chemin historique à travers le bois des Râpes. Il vous conduit à Coumin-Dessus (village du ténor Charles Jauquier, poste 2 au carrefour du pt 558).
  4. Poursuivez jusqu'à Beauregard (poste 3 et station sur le chemin des Blés). Chemin creux dans le bois de Sur Vigny.
  5. Descendez à Surpierre par un chemin goudronné (poste 4 à l'église).
  6. Encore une descente pour atteindre la Broye en passant par Villeneuve (ch. escarpé dans la forêt puis plat et goudronné jusqu'à la rivière).
  7. Traversez la rivière et vous trouverez un beau chemin gravelé sur la rive droite pour regagner le parking.

Ref. carte: Romont 1 : 25 000

La région

Communes et fusions

Cheiry

388 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Cheiry
  • Chapelle
Surpierre

712 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Surpierre
  • Villeneuve
  • Praratoud

Lieux-dits

  • Les Gleyres : sol graveleux, assez souvent en bordure de rivières (alluvions).
  • Brit : pré, souvent humide et probablement clôturé ; principalement dans les régions basses du pays.
  • L’Ouchire : plantage situé dans une bonne terre bien fumée.
  • Gravounard : terrain avec une forte proportion de gravier.
  • Le Parchi : enclos.
  • L’Essert : terrain défriché, très généralement en communauté.
  • Le Noyeret : petit noyer.

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Le château de Surpierre

Le château de Surpierre domine de quelque 120 mètres la vallée de la Broye, entre Payerne et Lucens. L’existence d’une famille portant le nom de Surpierre est attestée dès le milieu du 12ème siècle. Les sires de Cossonay ont possédé Surpierre aux 13ème et 14ème siècles. Louis de Cossonay vendit en 1316 le château de Surpierre à Guillaume VI d’Estavayer. En 1472, la seigneurie passa à Jacques de Savoie, comte de Romont. Le 21 février 1536, la seigneurie accepta la domination bernoise. Neuf jours plus tard, Surpierre devint fribourgeois. Le château actuel semble bien dater de la première moitié du 13ème siècle. Le mur d’enceinte a un pourtour d’environ 250 mètres. L’entrée est au sud-ouest ; un pont-levis, remplacé par un pont de pierre, franchissait un fossé exceptionnellement profond. La porte, en plein cintre, est surmontée d’une bretèche placée sur mâchicoulis. Cette entrée était encore défendue par une importante tour d’angle carrée et une échauguette rectangulaire. L’intérieur du château se compose d’un rez-de-chaussée et d’un étage servant d’habitation. Surpierre a été incendié par les troupes bernoises le 25 juin 1476. Immédiatement restauré, le château subit encore l’épreuve du feu en 1539. Le gouvernement de LL. EE. le fit reconstruire en 1544. En 1951, le château fut acquis par M. Max Burki, industriel bernois, qui procéda à d’importants travaux de restauration.

L’église de Granges-près-Marnand

La première église a été édifiée au 7ème siècle sur les maçonneries d’un ancien bâtiment utilitaire, dépendant d’une villa romaine. Une deuxième église a remplacé l’édifice précédent, probablement vers le 9ème ou le 10ème siècle. Au 12ème siècle, une église romane est construite sur les anciennes fondations. Une quatrième église, gothique cette fois-ci, est édifiée au 13ème siècle. L’église actuelle présente encore de nombreux éléments intéressants de la fin de l’époque gothique. La nef, presque carrée, est celle qui existait à la fin du 13ème siècle. Le plafond de bois qui la couvre est moderne. Dans l’angle nord-est du vaisseau, la chapelle de Loys, édifiée au milieu du 15ème siècle, est l’œuvre de l’architecte Jean Delisle de Payerne. C’est à ce dernier que l’on doit également, sans doute, la chapelle de Treytorrens et le chœur de la collégiale de Romont. Cette petite chapelle est couverte d’une croisée d’ogives portée à l’angle sud-est par un gros pilier octogonal. Le magnifique monument funéraire de Jeanne Salomé Müller, décédée en 1726, est adossé au mur oriental de cette petite chapelle. Quelques vestiges de peintures murales du 14ème siècle sont conservés dans le chœur de l’église (14 saints) et sur le mur nord de la nef (une scène de martyre). Un fragment d’un vitrail du 15ème siècle (une tête du Christ) a été intégré à une composition contemporaine. Un vitrail de François de Ribaupierre figurant la parabole de l’Enfant prodigue et du Bon Samaritain orne la baie axiale du chevet.

Eglise de Surpierre

Patronne : la Vierge sous le vocable de la Nativité ; patronne secondaire : sainte Marie-Madeleine. En 1184-85, le pape Lucius III confirma au prieuré de St-Maire à Lausanne la possession des églises de Cheiry et de Surpierre. Jusqu’au milieu du 15ème siècle, on ne mentionne plus que l’église de Surpierre (Notre-Dame des Champs) située à une demi-heure à l’ouest du village. En 1818, cette église est démolie. La nouvelle église sera construite près du château. Le 2 juillet 1820, Mgr Yenni procéda à la consécration de l’édifice. L’église a été décorée en 1912 par M. Correvon. Elle a été restaurée intérieurement en 1952-53. En 1955, on a placé un chemin de croix en forme de médaillons, sculpté dans le bois par Mme Elisabeth Pattay-Python.

Chapelle de Notre-Dame des Champs à Surpierre

Selon la tradition, ce lieu était à l’origine voué au culte païen. Un bloc erratique était utilisé comme autel pour les sacrifices. C’est pour lutter contre ces coutumes peu chrétiennes que des néo-chrétiens auraient alors érigé un oratoire dédié à la Sainte-Vierge. Ce premier édifice, qui deviendra l’église paroissiale de Surpierre, a disparu en 1818. Une autre construction (la chapelle Corboud) qui avait été adossée à l’église paroissiale au 16ème siècle a subsisté. Une seconde chapelle (appelée Bondallaz) a été accolée à la chapelle Corboud entre 1821 et 1829, créant pendant un siècle une double chapelle. C’est seulement en 1918 qu’un accès a été ouvert entre les 2 chapelles, ce qui nous donne actuellement l’impression d’une petite nef à l’ouest et d’un choeur surélevé à l’est. Dans le choeur, sur la droite, 15 petits tableaux portatifs (pour les processions) représentent les 15 Mystères du Rosaire,joyeux, douloureux et glorieux. Une Vierge à l’enfant, sculptée dans le bois, est posée sur un fût de canon. L’Enfant-Jésus tient un boulet de canon dans la main. Une peinture de la Sainte-Trinité orne l’abside. On voit, sous l’autel, un gisant de saint Victor, martyr, compagnon (avec saint Ours) de saint Maurice. Une restauration complète du sanctuaire a été réalisée de 1997 à 2000. On y a installé le chauffage, la lumière et une grille en fer forgé. La chapelle est située loin du monde dans un site favorisant le recueillement.

Un fromage broyard : le maréchal

La fromagerie de Granges espère produire, en 2004, 180 tonnes de maréchal (maréchal, c’est le métier qu’exerçait l’arrière-grand-père de Jean-Michel Rapin, l’actuel fromager de Granges). Comment est né le maréchal ? Au début des années 90, la société de laiterie et son laitier obtiennent l’autorisation de fabriquer une spécialité de fromage . En 1994, Jean-Michel Rapin vend son matériel de fabrication du gruyère pour commencer celle du maréchal. Le maréchal mise sur trois atouts : la taille, le mode de fabrication et l’aspect. La meule de maréchal a un diamètre de 30 cm et pèse en moyenne 6,5 kg. Des herbes aromatiques sont appliquées manuellement sur les meules au moment de la formation de la croûte. Chaque jour, l’alimentation des vaches est contrôlée. L’affourragement hivernal est complété avec des graines de lin. Une halle d’affinage pouvant contenir 18 000 fromages a été inaugurée en 2003 dans la zone industrielle des Loveresses à Granges. Un robot tourne et lave 300 meules à l’heure.

Grande est la terre russe ; mais il n’y a place nulle part pour la vérité.

Le bonheur humain est composé de tant de pièces qu’il en manque toujours.

Bossuet (1627 – 1704)