Randonnées pédestres

Cressier - Münchenwiler #174

  • 2h00
  • 7.4 km
  • 171 m
  • Berne , Le Lac
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  • Point de départ : Garez-vous au parking en face de la chapelle St-Urbain, dans laquelle vous pouvez y entrer pour visiter. Marchez ensuite sur la route menant au bois de Bouley.
  • Point A : À l’aide du panorama, vous pouvez contempler les montagnes. Continuez sur le même chemin dans la forêt. Arrivé à l’intersection, prenez à gauche en suivant le panneau cabane.
  • Point B : Ici se trouve la cabane des pompiers, un endroit chaleureux que l’on peut louer pour des fêtes. Continuez sur le même chemin en contournant la cabane. Plus loin, prenez le premier sentier partant sur la gauche, descendant vers une intersection avec une borne, puis partez à gauche. Vous êtes maintenant en lisière de forêt, tournez à droite et continuez votre chemin jusqu’à la place de pic-nic.
  • Point C : Continuez sur la route en direction du village de Münchenwiler (Villars-les-Moines, en français). Passez sous le pont ferroviaire, puis continuez jusqu’à l’intersection routière où vous tournez à gauche.
  • Point D : Entrez dans l’enceinte du château. Vous pouvez profiter de vous arrêter au café du château, ou continuez votre chemin à gauche. Devant le cabanon hexagone, tournez à droite. Continuez toujours tout droit jusqu’à une nouvelle place de pic nic.
  • Point E : Vous êtes à la place de pic-nic, continuez tout droit sur le chemin. Arrivé au pont, traversez-le et traversez la route pour arriver à la ferme. Allez ensuite en direction de la forêt. À l’intersection dans la forêt, tournez à gauche en suivant le sentier balisé en jaune. Sortez de la forêt, continuez en direction de la prochaine ferme. Puis, continuez sur la route en direction du village.
  • Point F : Arrivé sur la route principale, descendez le long du château de Cressier, bordé d’arbres. Au carrefour, longez l’église par la droite.
  • Point G : Derrière-vous se trouve l’église de Cressier dédiée à Saint-Jean l’Évangéliste. À votre gauche, la fromagerie dont le Mont-Vully est originaire. Montez maintenant vers l’école primaire, puis tournez à droite.
  • Point H : Traversez le centre village. Là des vieilles bâtisses authentiques ont été rénovées en 2017 afin d’en faire des logements. Ensuite, traversez la route pour monter vers la sortie du village, par le trottoir.
  • Point I : Au bâtiment communal, continuez tout droit. À la fin du trottoir à la sortie du village, continuez à marcher prudemment le long de la route, jusqu’à la chapelle.

La région

Communes et fusions

Cressier

1 116 habitants le 20.01.2026

Münchenwiler (BE)

600 habitants le 31.10.2025

Le château de Villars-les-Moines

Le site de Villars-les-Moines représente la fusion singulière expressive de l’austère dignité d’un monastère roman et des charmes d’un domaine de campagne. (Gutscher, et al., 2002)

Le château de Villars-les-Moines, en allemand Münchenwiler, se situe au milieu de la petite enclave bernoise du même nom.

Tout débute en 1080 à Cluny, lorsque les frères Gerold et Rodolphe de Vilar font don de leur domaine à l’abbaye bourguignonne. Peu après, il y fut fondé un prieuré, hébergeant des pèlerins en marche vers Saint-Jacques de Compostelle. L’ordre de Cluny, occupant initialement ce lieu, était une congrégation religieuse recrutant dans la noblesse et qui comptait 25 établissements sur le territoire de la Suisse actuelle. Dès le XIIème siècle, le lieu d’implantation de cet établissement religieux s’appela Villars-les-Moines (Vilare Monachrum). Le bâtiment subit des dommages lors des guerres de Laupen (1339), de Fribourg (1448) et de Bourgogne (1476). En 1484, le prieuré fut séparé de Cluny et rattaché au couvent de Saint-Vincent, à Berne, jusqu’en 1528, où lors de la Réforme protestante, Berne s’appropria Münchenwiler. En 1535, Berne vendit la seigneurie à Jean-Jacques de Watteville. Dès lors, ce dernier transforma le prieuré en château.

Avec l’instauration de la République helvétique en 1789, les droits seigneuriaux furent supprimés et le château fut restitué au canton de Berne et à la commune de Villars-les-Moines. Il sert aujourd’hui d’hôtel, de restaurant et de lieu de mariage, de séminaires ou d’autres événements culturels.

(Fribourg tourisme) (Gutscher, et al., 2002) (Dubler, 2012)

La chapelle Saint-Urbain et la bataille de Morat

La chapelle Saint-Urbain est un lieu symbolique du village de Cressier. Une légende villageoise la dit reliée, par son histoire, à la bataille de Morat. Mais ce monument a-t-il réellement été la scène de ce célèbre affrontement ?

La chapelle est mentionnée pour la première fois dans un texte en 1464, alors que le Conseil de Fribourg apporte une contribution à sa réparation. À partir de là, la chapelle sera restaurée à plusieurs reprises. En 1767, lors d’une rénovation, une inscription en vieil allemand est placée au-dessus de la porte :

Ici, se sont rassemblés les seigneurs confédérés et ils ont accompli leurs prières au temps où ils ont vaincu le duc de Bourgogne devant Morat. Ils l’ont condamné au sort honteux de la fuite. C’est pourquoi cette ancienne chapelle a été réédifiée en 1697 en l’honneur de Saint Urbain. Que Dieu accorde la vie éternelle à ceux qui sont tombés sur le champ de bataille. Cela est survenu le XXII juin 1476, rénové 1767

La bataille de Morat a opposé, le 22 juin 1476, les Confédérés et les Bourguignons. Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, possédait alors un empire décousu allant des Pays-Bas jusqu’au duché de Bourgogne. Il avait pour objectif de le consolider, en réunissant ses terres et en créant un vaste empire de la mer du Nord à la Méditerranée.

Après la défaite de Grandson en mars 1476, Charles le Téméraire, pris d’un sentiment de revanche envers les Confédérés, décida d’attaquer à nouveau. Ces derniers, se méfiant du Duc, prirent des précautions. Berne et Fribourg, étant les villes les plus à craindre d’une attaque des Bourguignons, ils décidèrent de renforcer la défense de Morat. On se doutait que, dans le cas où Charles le Téméraire choisirait de mener front sur l’une ou l’autre de ces villes, Morat serait un point stratégique par lequel il passerait. Ainsi, sous le commandement d’Adrian de Bubenberg, Berne mobilisa des combattants pour défendre la petite ville, les ponts de Gümmenen, de Laupen et de la Singine.

Ici, se sont rassemblés les seigneurs confédérés et ils ont accompli leurs prières au temps où ils ont vaincu le duc de Bourgogne devant Morat.

Début juin 1476, l’armée de Charles le Téméraire, alliée au Comte de Romont, se présenta aux portes de Morat. S’en suivirent des combats violents, sanglants et incessants entre les Bourguignons et les Confédérés. De jour en jour, l’armée de Bubenberg s’affaiblissait. Face à cela, Berne s’empressa d’envoyer des renforts vers Morat. De tout le pays, des soldats mobilisés vinrent combattre contre Charles le Téméraire.

Le samedi 22 juin 1476, toutes les troupes étaient prêtes à venir à bout de l’armée bourguignonne. Le Conseil de Berne étaient d’avis d’attaquer sur-le-champ le camp ennemi. Cependant, la stratégie fut réorganisée et l’attaque fut précédée d’une reconnaissance du camp bourguignon. Ainsi, le 22 juin au petit matin, des soldats allèrent observer les positions ennemies. L’alarme sonna dans le camp des Bourguignons, mais les éclaireurs suisses purent tout de même rebrousser chemin sans se faire poursuivre.

Charles le Téméraire, pensant que les Confédérés n’attaqueraient pas sous un temps si pluvieux et si froid, avait permis à ses hommes, qui étaient restés debout de longues heures après la première alarme, de rentrer dans leurs quartiers. Erreur fatale. La bataille fut lancée par les Confédérés. Les Bourguignons, confus, reformèrent leurs rangs. Mais très vite, ils furent assaillis de toute part. Beaucoup de soldats de l’armée ducale, craignant pour leur vie, fuirent. Les autres se firent achever par les boulets de la défense de Morat. C’est ainsi que les Confédérés ressortirent vainqueurs de cette bataille.

Ils l’ont condamné au sort honteux de la fuite.

Résolu à devoir fuir, Charles retourna, avec la poignée de soldats survivants, vers ses Etats. Quelques mois plus tard, le 5 janvier 1477, le Duc de Bourgogne, aux ambitions démesurées, mourut sur les champs de Nancy.

On dit dès lors que Charles le Téméraire : à Grandson perdit ses biens, à Morat perdit son honneur et à Nancy perdit la vie.

C’est pourquoi cette ancienne chapelle a été réédifiée en 1697 en l’honneur de Saint Urbain.

Plusieurs récits (Hoch, et al., 1876) (Perrier, 1876) narrant la Bataille de Morat mentionnent Cressier et la chapelle Saint-Urbain. Cependant, tous ne sont pas en accord sur l’implication de ce monument dans la Bataille. Premièrement, sa date de fondation n’est pas unanime. Certains disent qu’elle daterait du XIIIe ou XIVe siècle, tandis que d’autres temporalisent sa construction après la Bataille de Morat de 1476. Deuxièmement, son rôle ou le rôle du lieu d’implantation de cette chapelle dans la bataille de Morat n’est pas exact. On raconte que là où la chapelle a été construite, se trouvaient 35'000 soldats suisses à genou dans la boue, priant Dieu pour la bataille à venir, le 22 juin 1476. Mais un autre récit dit que, peu après ce moment-là, on aurait enterré des soldats dans son cimetière, tandis que la chapelle existait déjà. Ce qu’il s’est passé le 22 juin 1476 à cet endroit reste un mystère. Cependant, on peut tout de même admettre que la chapelle existait déjà à ce moment-là car elle est nommée dans des écrits en 1464. Sous quelle forme en revanche, on ne le sait pas non plus, elle a été maintes fois reconstruites et rénovées.

En 2008, ce lieu de recueillement cher aux villageois est inauguré pour ses dernières rénovations. Cette restauration, placée sous le symbole de la lumière et des rencontres, fut fêtée en présence des autorités et sociétés paroissiales et communales.

(Hoch, et al., 1876) (Perrier, 1876) (La chapelle Saint-Urbain de Cressier, 2017) (Fribourg tourisme)

Le fromage Mont-Vully

La Fromagerie Schafer, située à Cressier FR, doit sa réputation au fromage le Mont-Vully, dont la fabrication lui est propre.

En 1993, Ewald Schafer reprit la fromagerie de Cressier. À ce moment-là, l’entreprise fabrique uniquement de l’Emmental. Cherchant à produire un fromage unique et plus local, Ewald créa en 1994 le Mont-Vully. Ce fromage à pâte mi-dure est produit à partir de lait régional. Sa réputation commença à croître en 1998, lorsqu’il remporta la médaille d’or de la Käsiade. Puis, en 2003, deux autres fromages Mont-Vully découlèrent de la version « classique » : le « Réserve » et le « Bio ». À eux trois, ils remportèrent plusieurs médailles, notamment au World Champion Cheese Contest (WCCC) au Wisconsin, aux Etats-Unis. Toujours aujourd’hui, le Mont-Vully est produit uniquement à Cressier par la famille Schafer. Bien que principalement vendu en Suisse, les fromages sont également exportés dans différents pays européens et au-delà, jusqu’en Australie.

(Fromagerie Schafer) (Saladin, 2024)

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Parcours créé par Camille Berset, 2026