Postes
- D/A. Auberge de la Croix Blanche
- 1. Eglise Saint-Grat
- 2. Chapelle de la Gaulaz
- 3. Croisement Hongrin
- 4. Gare Sciernes d'Albeuve
- 5. Le Rosaire
- 6. Barrage de Lessoc
- 7. Fontaine de Lessoc
- 8. Pont couvert
Description
- Garez votre voiture dans les places de parc à côté de la gare de Montbovon.
- Déplacez-vous sur la gauche pour vous rendre au point de départ : l’auberge de la Croix Blanche et admirez sa façade entièrement gravée.
- Montez la route devant vous avant de prendre le petit chemin qui s’offre à vous sur votre gauche (indiqué par un signe « chemin pédestre »).
- Devant vous se trouve un calvaire, continuez sur la route qui monte puis prenez quelques mètres plus loin le petit sentier sur votre gauche qui monte dans la forêt.
- Vous êtes devant la chapelle de la Gaulaz, profitez d’admirer les belles peintures se trouvant à l’intérieur.
- Redescendez le sentier pour rejoindre la route, puis prenez la route qui descend vers la « Comba d’Amont ».
- Dans le pré, le chemin se scinde en 2, prenez celui qui monte vers la gauche, puis traversez l’Hongrin sur le pont.
- Traversez la voie ferrée en faisant attention, il n’existe pas de barrières pour sécuriser ce passage.
- Vous arrivez devant une ferme, allez sur votre gauche et prenez le chemin balisé qui monte.
- Une fois devant la gare des Sciernes d’Albeuve, prenez la route sur votre droite qui n’indique pas le village des Sciernes d’Albeuve.
- A l’intersection, prenez le petit chemin balisé qui descend.
- Continuez tout droit sur le large chemin allant vers le pré.
- En contrebas se trouve une place de pique-nique, vous pouvez vous y arrêter pour faire halte.
- Vous arrivez sur la route, traversez pour passer sur le barrage qui enjambe la Sarine.
- Continuez sur la route montant vers Lessoc.
- Arrivé au centre du village, vous voilà devant la fontaine de Lessoc, vous pouvez y remplir votre bouteille d’eau si besoin.
- Passez entre les maisons et prenez le large chemin en gravier devant vous.
- Traversez le torrent sur le pont et continuez sur le chemin menant vers le bas.
- Traversez le lac sur le magnifique pont couvert qui enjambe le lac de Lessoc.
- Continuez sur le chemin montant vers la voie ferrée.
- Traversez la voie ferrée puis continuez sur le chemin balisé le long du lac.
- Tournez sur votre droite pour monter vers le village de Montbovon.
- Passez devant l’église Saint-Grat et longez la route de l’église avant de remonter vers la gare.
- Vous voilà de retour à la gare de Montbovon !
Galerie
La région
Communes et fusions
Haut-Intyamon
1 774 habitants le 31.12.2024
Communes ayant fusionné :
- Albeuve
- Lessoc
- Montbovon
- Les Sciernes d’Albeuve
- Neirivue
Rivières
L’Hongrin
L’Hongrin est une rivière prenant sa source au lac Lioson, situé à 1848 mètres d’altitude. Elle descend ensuite le long de la vallée avant de former le lac artificiel de l’Hongrin, retenu par un barrage créé en 1969. A la sortie du lac, elle descend dans la vallée avec de nombreux rapides avant de se jeter dans le lac de Montbovon. La totalité du parcours de l’Hongrin est à l’état naturel, hormis la zone du barrage. Le barrage de l’Hongrin est une construction d’une hauteur de 123 mètres, pouvant retenir jusqu’à 52 millions de mètres cubes d’eau, créant ainsi le lac artificiel de l’Hongrin. Le volume d’eau stocké représente la consommation d’électricité du canton de Vaud durant dix jours. La production d’énergie hydraulique est permise grâce au recueillement des eaux de fonte de neuf rivières au total. La particularité du barrage est qu’il est construit en double voûte, ce qui est rare. Il a ainsi la forme d’un trois.
(Torpille.ch) (Charpié)
L’église Saint-Grat de Montbovon
L'église de Saint-Grat de 1621 et la nouvelle église de 1896. Cette église, construite en 1896, avait tout d’abord pour but de remplacer une autre église, construite en 1621, devenue trop petite pour accueillir tous les paroissiens. Le nombre élevé de paroissiens est notamment dû au fait de l’installation de chemins de fer, de la fondation d’usines électriques et métallurgiques ainsi que de l’expansion du tourisme, amenant alors de nouveaux fidèles catholiques de passage. Durant une toute petite période, il existait donc à Montbovon deux églises placées l’une à côté de l’autre, avant que l’ancienne église ne fût détruite. L’église est de style gothique et est dédiée à saint Grat, évêque de la ville d’Aoste au 5ème siècle. Il est invoqué pour la protection des récoltes contre les nuisibles et les insectes, mais aussi pour la protection contre la tempête et la grêle. L’église contient de nombreux tableaux représentant des scènes christiques, un orgue ainsi que de larges vitraux. La consécration de l’église eut lieu le 24 mai 1898, et dura de six heure trente du matin à une heure de l’après-midi, preuve de l’excitation des fidèles vis-à-vis de leur nouvelle église.
(Société d'intérêt villageois de Montbovon, 2012) (Rolle, 2012) (Beaud, Robadey-Pernet, Subal, & Andrey, 1998)
L’oratoire de Notre-Dame de la Paix
L’oratoire de Notre Dame de la Paix, aussi appelé Chapelle de la Gaulaz, est situé à Montbovon. Niché dans la forêt, un petit chemin formant deux M, symbolisant « Marie, mère de Dieu », permet aux villageois d’y parvenir. Cet oratoire a été édifié en 1941, par la population de Montbovon ainsi que par le prêtre de la paroisse, l’Abbé Gérard Beaud. Ainsi, des volontaires ont creusé le chemin, tandis que les enfants apportaient du sable et des briques. Des villageois maçons, charpentiers ou encore couvreurs se sont occupés de mettre l’édifice sur pied. La chapelle a été construite pour que la Suisse ne soit pas touchée par le fléau de la seconde guerre mondiale. On peut ainsi lire sur le seuil cette inscription :
En l’an du seigneur 1941, Pie XII étant pape et Marius évêque, les gens de Montbovon ont pieusement édifié cette chapelle à la gardienne de la Suisse, la douce reine de la paix.
Elle a été édifiée dans un style agreste, reconnaissable par sa simplicité inspirée par la nature. Les peintures au plafond ont été réalisées par l’Abbé Gérard Beaud lui-même. La statue de Notre-Dame de la Paix, trônant au-dessus de l’autel, vient du Tyrol, et même si elle fut commandée en 1941, elle n’arriva au village qu’en mai 1942, car elle a probablement été égarée quelques mois en Italie à l’époque de la descente des armées allemandes. La chapelle a été inaugurée le 31 mai 1942 à la plus grande joie des villageois de Montbovon, qui sont, encore aujourd’hui, très attachés à la petite chapelle construite de leurs mains.
(Hurni, 2023) (Beaud, Robadey-Pernet, Subal, & Andrey, 1998)
Le Rosaire aux Sciernes d’Albeuve
Le Rosaire est un bâtiment construit entre 1931 et 1932 par la société des Sanatoria fribourgeois. Son architecture est appelée « nouvelle tradition » car elle présente des caractéristiques autant nouvelles qu’anciennes. L’une des particularités du Rosaire est qu’il abrite une chapelle, construite dans un style « art déco », mouvement artistique qui a notamment amené un souffle nouveau à l’art chrétien. La fonction initiale de cet établissement était d’accueillir des jeunes filles pour des cures en guise de prévention contre la tuberculose, d’où le nom qui était utilisé pour le décrire, préventorium. De riches Européennes venaient effectuer des « cures de soleil gruyérien » sous la surveillance de sœurs dominicaines. Les Sciernes d’Albeuve avaient été choisies pour sa construction car elles bénéficient d’un riche ensoleillement ainsi que d’une qualité d’air de premier ordre, associé à un vent vivifiant nommé « le Ruscio ».
Vers 1990, ce bâtiment a été racheté et une école internationale s’y est installée, proposant des cours de langues ainsi que des activités de loisir. Durant cette période, il a également accueilli des colonies de vacances pour enfants et adolescents. Malheureusement, en 2014, le bâtiment a été jugé ne plus être aux normes. Un an plus tard, en 2015, le tournage de la série Anomalia a été effectué au sein de l’ancien préventorium, avant d’être saccagé en 2017 lors d’un nouvel an clandestin réunissant 250 personnes. Enfin, en 2025, l’ancien préventorium a trouvé un acheteur qui prévoit de le rénover et d’y installer un hôtel de luxe d’ici 2030.
(Wicht, 2016) (Grandjean, 2025) (H. Schlaepfer, 2023)
L’auberge de la Croix Blanche de Montbovon
L’auberge de la Croix Blanche, située dans le village de Montbovon, fut construite en 1725 par le Lieutenant Antoine Jordan et son épouse Marguerite Grange. L’emplacement de la construction de cette bâtisse a été choisie en fonction de son accessibilité, l’auberge se trouve en effet à la croisée du chemin venant du Pays-d’Enhaut, de celui de Bas-Intyamon, ainsi que celui venant d’Allières par le col de Jaman. Antoine et Marguerite en firent donc une auberge pour les voyageurs. Le pignon frontal de la bâtisse est décoré par des rosaces gravées et peintes. Sur la façade est gravée une grande sentence en rime :
L'auberge de la croix blanche en 1890. Ce bâtiment a été construit et fait par Anthoine Jordan, lieutenant de Montbovon et Marguerite née Grange, sa femme. Par les armes l’on peut acquérir de la gloire sans plume en oubli se dissout, Les plus grands rois ne sont pas connus que par l’histoire, Leur épée est muette et leur plume dit tout.
L’on a beau bâtir si Dieu n’y met la main c’est travailler en vain, C’est pourquoi la source première l’on doit en attribuer la valeur de cette maison qui n’est rien au prix de celle que nous attendons aux cieux.
Montbovon et Jaun sont les seuls villages du district de la Gruyère à avoir conservé la tradition des sentences, qui consiste à écrire sur le mur des maisons une inscription, souvent sous forme de poème, contenant une morale. A Montbovon, on peut trouver quelques autres édifices datant des XVIIème et XVIIIème siècle, portant une sentence, ayant souvent une résonnance protestante car inspirées du canton de Vaud.
En 1900, l’auberge de la Croix Blanche fut choisie pour être placée dans le « village suisse », créé pour l’Exposition Universelle de Paris. C’est l’architecte Charles Henneberg qui réalisa ce village.
(Chappuis)
Le pont couvert de Lessoc
Le pont couvert de Lessoc a été construit en 1667, lorsque le lac de Lessoc n’existait pas encore. Il permettait de franchir les gorges de la Sarine, permettant aux habitants de Lessoc de rejoindre Montbovon et Albeuve. Il a permis les échanges commerciaux liés au fromage au XVIIème siècle. Le pont est surnommé le pont des femmes car ces dernières furent chargées de le surveiller lors de la guerre du Sonderbund, en 1847, et d’y mettre le feu si les troupes bernoises tentaient de le traverser. Même si cela ne fut finalement pas nécessaire, les bernois n’arrivant pas jusque-là, les Lessocoises obtinrent le privilège de s’asseoir sur les bains de droite de l’église, jusqu’alors réservés aux hommes, en remerciement de leur surveillance. Ce pont est une très belle construction en bois de chêne, long de 14 mètres avec des tirants obliques permettant de soutenir les forces verticales agissant sur les deux poutres supportant le pont, véritable prouesse architecturale. Le pont couvert de Lessoc est le pont couvert en bois le mieux conservé du canton de Fribourg.
(Chappuis, 2014) (Buyssens-Gremion, 2023)
La fontaine de Lessoc
Construite en 1796 par Jacques Vicarino et Noé Both, la fontaine de Lessoc trône au centre de ce petit village. Elle est constituée d’un petit bassin octogonal en calcaire ainsi que d’un pilier central portant un obélisque. L’une de ses caractéristiques est qu’elle est surplombée d’un toit hexagonal, demeurant aujourd’hui la seule construction de ce type dans la région de la Gruyère. Le toit fut rajouté en 1809 par Louis Zurich, afin de témoigner de son attachement à sa commune d’origine, Lessoc. Cela fit naître une légende bien connue des gens de la région permettant d’expliquer la présence du toit sur la bâtisse. Cette légende raconte que Colin, un habitant de Lessoc, revint un soir chez lui en étant saoul. Il se fit mal recevoir par son épouse, qui lui reprocha d’avoir trop bu et d’avoir laissé sa jument, nommée Cocotte, mourir de soif. Colin mena donc sa jument à la fontaine, à cette époque dépourvue de toit. La lune se reflétait dans la fontaine, et Cocotte bu précisément au moment où les nuages passèrent devant la lune, cachant son reflet pour ne plus le laisser réapparaître. Colin, encore sous l’effet de l’alcool, crut donc que sa jument avait avalé la lune ! C’est donc pour éviter qu’un pareil incident vienne à se reproduire que l’on construisit un toit entre la lune et le bassin.
(Réseau des parcs suisses) (Bazzanella, 2012) (Borcard, 1999)
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Parcours créé par Isaline Vogler, 2026