Randonnées pédestres

2. Pringy – Gruyères

  • Durée: 2h35
  • Longueur: 9 km
  • Dénivelé: 170 m
  • Région: La Gruyère
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans le grand parking de la fromagerie de Gruyères, à la gare.
  2. Dirigez-vous vers la chapelle de Pringy.
  3. Poursuivez votre route sur un ch.bitumé, direction sud-est, jusqu'au Laviau (poste 1, près du pt 733).
  4. Gravissez le superbe chemin historique "La Charrière des Morts" vers l'église de Gruyères.
  5. Faites le tour du château avant de descendre par un beau chemin gravelé puis goudronné jusqu'au "Pont- qui-branle", sur la Sarine (poste 2, pt 699).
  6. Longez la Sarine sur un très bon chemin gravelé ou en terre battue jusqu'à la piscine de Broc (poste 3).
  7. Traversez la Sarine sur un solide pont métallique puis côtoyez la Trême jusqu'à la route de 1ère cl. Broc – Epagny (poste 4).
  8. Traversez cette chaussée pour emprunter un chemin qui borde encore la Trême, en direction du camping d'Epagny.
  9. Traversez la route Bulle – Montbovon (poste 5, pt 710) et rentrez à la gare de Gruyères par un magnifique chemin ombragé sur la rive droite de l'Albeuve.

Ref. carte: Gruyères 1 : 25 000

La région

Communes et fusions

Gruyères

2 194 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

Depuis toujours, Epagny, Pringy, Saussivue et Moléson-sur-Gruyères font partie de la commune de Gruyères (pas de fusion).

Broc

2 632 habitants le 01.01.2017

Bulle

22 523 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Bulle
  • La Tour-de-Trême
Le Pâquier

1 168 habitants le 01.01.2017

Lieux-dits

  • Le Laviau : endroit et bâtiment où l’on lavait le linge
  • Bouleyres : bosquet ou ensemble de bouleaux
  • Sautaux : bois, le sautier était à l’origine le garde des forêts
  • Sous Vy : sous le chemin
  • l’Albeuve : eau blanche
  • Saussivue : eau salée

Bossard & Chavan, Nos lieux-dits, Cabédita

Rivières

La Sarine prend naissance au col du Sanetsch en Valais. Elle pénètre très vite dans le canton de Berne. Elle passe près de Gstaad. Elle coule ensuite dans le Pays-d’Enhaut (région de Château-d’Oex). Elle entre dans le canton de Fribourg juste avant Montbovon. Elle alimente le lac de Lessoc puis traverse l’Intyamon. Après Broc, elle devient le lac de la Gruyère. Elle décrit quelques méandres dans la vieille ville de Fribourg avant de former un nouveau lac : celui de Schiffenen. Elle se jette dans l’Aar à 4 km à l’est de Chiètres. Ses principaux affluents sont l’Hongrin, la Trême, la Jogne, la Sionge, la Glâne, la Gérine, la Sonna et la Singine.

La Trême a de nombreuses sources dans la région du Moléson (Gros Plané, le Niremont, les Alpettes, les Portes, la Part-Dieu). Elle fait limite entre Bulle et La Tour-de-Trême. Elle se déverse dans la Sarine près de Broc.

L’Albeuve vient du Moléson. Elle passe à Moléson-sur-Gruyères. Elle se jette dans la Trême près du camping d’Epagny (commune de Gruyères).

Eglise de Gruyères

Patron : saint Théodule. Dotée par le comte Rodolphe III qui doit être considéré comme le fondateur de la paroisse,la première église de Gruyères fut consacrée en 1254 par l’évêque du diocèse, Jean de Cossonay.Du sanctuaire primitif, il ne subsiste qu’un tronçon de la tour. Le clocher actuel date de 1680. Le 28 juin 1690, trois autels furent consacrés par Mgr Pierre de Montenach. Le choeur fut refait en 1731-1732. L’autel actuel a été consacré en 1846. Le 22 mai 1856, le jour de la Fête-Dieu, un projectile de mortier atteignit le toit en bardeaux de l’église et y mit le feu. Seuls la tour et le clocher furent épargnés. Les cloches qui avaient été détruites par la foudre en 1679, fondirent à nouveau. L’église fut rebâtie immédiatement. Elle fut consacrée, le 18 juin 1860, par Mgr Marilley. Les stalles, dues au ciseau de Nicolas Gachet, datent de 1753. La chaire, en bois sculpté, est de 1740. Le tableau, une Pieta, de l’autel du haut de la nef latérale gauche est de Joseph Reichlen.

La restauration de l’église de Gruyères

En 2004, la paroisse de Gruyères a fêté ses 750 ans d’existence. Cet anniversaire a coïncidé avec la fin des travaux de restauration de son église. Celle-ci a retrouvé l’aspect lumineux et l’harmonie qui était la sienne avant la rénovation de 1963. A cette date en effet, le sanctuaire a été entièrement blanchi. Il avait été restauré une première fois en 1921, sous la conduite de Fernand Dumas. Les vingt médaillons (1860) peints à la fresque ont retrouvé leur éclat originel. De part et d’autre du maître-autel, un très beau décor en trompe-l’oeil du milieu du 18ème siècle a pu être dégagé. Deux cloches de 460 et 525 kg dédiées à Teresa de Calcutta et à saint Maximilien Kolbe sont venues compléter le carillon de Gruyères qui en comptait déjà six. Conduits par l’architecte bullois Michel Maillard et l’historien d’art Yvan Andrey, les travaux de rénovation se sont élevés à environ 900000 francs.

La maison du gruyère

La nouvelle fromagerie de Gruyères a été inaugurée en mai 2000. 300’000 visiteurs y sont attendus chaque année. La maison du gruyère dispose d’un parc de 120 places duquel on peut admirer l’ancienne poya de Teddy Aeby. La fromagerie dispose de 4 cuves de 4800 litres, et d’une cave pouvant accueillir 7600 meules. L’exploitant récoltera 5,7 millions de litres de lait par an auprès des producteurs de l’Intyamon (sauf Grandvillard et Montbovon) et fabriquera 48 meules par jour, 7 jours sur 7. L’ancienne fromagerie avait ouvert ses portes en 1969.

Gruyères : la cité retrouvée

La commune de Gruyères et l’association Pro Gruyères ont lancé le samedi 23 juin 2002 une opération de souscription publique pour la réfection du pavage et la requalification des espaces publics du bourg médiéval. Les travaux, estimés à six millions, devraient durer six ans. La conseillère d’Etat Isabelle Chassot, le conseiller fédéral Joseph Deiss et son altesse le prince Sadruddin Agha Khan ont accepté de parrainer la campagne de récolte de fonds. Selon l’architecte Yves Murith et l’archéologue indépendant Jean-Pierre Dewarrat, ce projet devrait permettre de retrouver le génie du lieu. Une refonte complète de l’éclairage public, sous la direction du Lyonnais Roland Jéol, est comprise dans le budget.

Le musée Giger

Acquis en 1997 par l’artiste Hans Ruedi Giger, le château Saint-Germain, à Gruyères, a été transformé en musée pour y montrer les oeuvres de son créateur. Un bar, à l’ambiance feutrée, dans lequel le “père” des Aliens y développe son goût pour le fantastique, a vu le jour en 2003.

La conciergerie du château est enfin ouverte

Désireux d'améliorer l'accueil de ses visiteurs, le château de Gruyères s'est offert une nouvelle jeunesse. Entamée en septembre 2005, la transformation de la conciergerie en billetterie et shop s'est achevée au printemps 2008. Le bâtiment qui l'abrite a été construit entre la fin du 13ème siècle et le début du 14ème. La porte d'entrée est ornée de la grue créée en 1853 par l'artiste Daniel Bovy (le frère de Jean-François Bovy, le propriétaire du château de l'époque) pour décorer la salle des chevaliers. Au premier étage, sous la magnifique charpente de 1564, les visiteurs peuvent voir un spectacle multimédia. Conçu par le Québécois Yves Durant, ce film de 18 minutes et 30 secondes, qui retrace l'histoire du comté de Gruyères, a nécessité 18 mois de travail. Emmené par l'acteur fribourgeois Roger Jendly, ce spectacle est projeté sur plusieurs écrans. Huit langues différentes sont offertes aux non-francophones. L'ensemble de ces travaux a coûté 6 millions de francs (4,5 millions pour le bâtiment et 1,5 million pour le spectacle.

Découvertes archéologiques

La Gruyère était déjà habitée au Mésolithique (de -8000 à -4000)

Au printemps 2004, une découverte exceptionnelle a été faite à la sortie de La Tour-de-Trême en direction d’Epagny (aux Partsis). Reto Blumer et son équipe ont mis au jour des traces d’implantation humaine datant de plus de 10 000 ans. Six foyers du Mésolithique (de -8000 à -4000), composés de graviers brûlés et de charbons, entourés de petits éclats de silex taillé, ont été trouvés dans le sous-sol tourain. Ces vestiges prouvent la concentration d’occupations de populations de cueilleurs-chasseurs-pêcheurs. Ces peuplades transitaient-elles par là pour aller s’approvisionner en roches dans les vallées du Petit-Mont et du Gros-Mont, où des objets datant du Mésolithique ont aussi été découverts ? Se réfugiaient-elles pendant la mauvaise saison à Arconciel, où un site similaire a été mis au jour ?

Epagny, Epoque de La Tène (de -500 à 0)

En 1914, on a découvert à Epagny 6 tombes de La Tène dont une renfermait un beau bracelet, une fibule et un anneau en bronze. En 1915, on y trouva 7 tombes de La Tène dont une seule avait un mobilier funéraire intéressant. La femme enterrée portait trois bracelets en bronze, une chaînette de ceinture avec rouelle en bronze, deux fibules en bronze et des fibules en fer.

La Tour-de-Trême, Age du bronze (de -2000 à -800)

En 2001, on a trouvé des tessons de céramique de l’âge du bronze sur le site de l’école du CO en construction. Sur le tracé de la route A 189, les archéologues ont mis au jour (en 2000) un habitat de l’âge du bronze(construction rectangulaire en bois, genre chalet de montagne). Ils ont également trouvé des fragments de poterie.

Le sentier des fromageries

Avec ses verts pâturages, son petit lac de montagne et ses chalets d’alpage, le sentier des fromageries plonge les randonneurs dans l’âme de la Gruyère. Par-delà les symboles, il permet aussi de découvrir le mode de fabrication de la plus célèbre spécialité suisse. Promeneurs pressés s’abstenir : l’initiation prend bien une journée de sueur, d’étonnements et de rencontres. Point de départ du périple : la Maison du Gruyère, à Pringy. Il se poursuit sur les flancs de la vallée de l’Albeuve, par les Reybes ou par la Provêta, en direction de Moléson-Village.

Le pont en pierre de Broc

Le pont en pierre de Broc (1580) succède à un ouvrage en bois qui était situé légèrement en aval. Il fut profondément modifié en 1873-75 à l’occasion de la construction de la route Bulle-Boltigen par le général Dufour. Lorsque l’actuel pont en béton fut construit, en 1968, on redonna à l’ancien pont de Broc son profil d’origine.

Féerie lumineuse sur Gruyères

L’inauguration de l’éclairage de la cité, qui a eu lieu le 6 juillet 2013, marque l’apothéose d’une décennie de travaux qui ont modifié le visage de Gruyères. Les premières réflexions remontent en effet à la fin des années 1990. L’assemblée communale votait en 2001 un crédit de 5 millions de francs pour mener à bien le projet. La mise en scène lumineuse a été conçue par Roland Jéol, concepteur de renommée mondiale. La lumière, semi-rasante, est diffusée par 220 petits projecteurs et systèmes encastrés ou insérés dans le sol, dans les murs ou encore sous les avant-toits des maisons. Le coût de cette installation s’élève à environ 400 000 francs. Il ne reste désormais plus qu’à réaliser l’éclairage « extra muros » des remparts et des bâtiments.

Le château de Gruyères

Les comtes de Gruyères ont régné sur leur comté du 11ème au 16ème siècle. Le dernier comte, Michel, passa une grande partie de sa jeunesse à la cour de France. En proie à de très gros embarras financiers, il hypthéquait constamment de nouvelles seigneuries, se faisant cautionner par ses sujets. En 1554, la Diète fédérale prononça sa faillite. Ses terres furent partagées entre ses principaux créanciers : Fribourg et Berne. Le château de Gruyères date de la fin du 15ème siècle et du début du 16ème. Mais ces constructions sont assises sur des bases plus anciennes, en tout cas du 13ème siècle. Le donjon, cylindrique et trapu, date de la seconde moitié du 13ème siècle. Dès 1555, les baillis de LL. EE. de Fribourg occupèrent le château jusqu’en 1798, puis les préfets de la Gruyère jusqu’en 1848. Il a été vendu en 1848 à M. Jean-François Bovy qui le restaura. Il appartint ensuite à son gendre Emile Balland et à ses descendants. Le château fut racheté en 1938 par l’Etat de Fribourg.

Ne frappe pas une pierre, c’est ta main qui en pâtira.

Quelque bien qu’on dise de nous, on ne nous apprend rien de nouveau.

Duc François de La Rochefoucauld