Randonnées pédestres

27. Bourguillon – Les Augustins

  • Durée: 2h30
  • Longueur: 5.97 km
  • Dénivelé: 253 m
  • Région: La Sarine
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans le grand parking de la chapelle de Bourguillon.
  2. Empruntez la route de Fribourg.
  3. Passez par le petit sentier qui fait le tour de la tour de Dürrenbühl et qui rejoint la route (très joli).
  4. Traversez le pont du Gottéron (poste 1).
  5. Marchez encore environ 400 m puis prenez à gauche le chemin balisé pour la Vieille-Ville. Il passe par la tour des Chats et la porte de Berne.
  6. Dirigez-vous vers le nord pour aller traverser la Sarine au bout d'environ 500 m (paserelle du Grabensaal, poste 2, en face de l'école des Neigles).
  7. Faites connaissance avec le Grabensaal et montez par un escalier proche du pont de Zaehringen vers la rue de la Lenda.
  8. Passez devant l'église des Augustins, enfilez la rue de la Samaritaine et traversez la place du Petit-Saint-Jean.
  9. Franchissez la Sarine par le pont du Milieu.
  10. Admirez le Werkhof situé dans la Planche inférieure.
  11. Revenez sur la rive gauche par le pont de Saint-Jean (poste 3).
  12. Vous trouvez sous le pont le sentier qui va vous conduire jusqu'au pont de la Motta (poste 4).
  13. Montez au couvent de la Maigrauge (poste 5), au Sonnenberg puis à Montorge (poste 6).
  14. Passez devant la chapelle de Lorette (poste 7), franchissez la porte de Bourguillon et prenez à droite le chemin du Breitfeld (c'est le 2ème).
  15. Au bout d'environ 600 m (poste 8 au carrefour), obliquez à gauche vers la magnifique allée qui vous ramène au parking.

Ref. carte: Fribourg 1 : 25 000

La région

Communes et fusions

Fribourg

38 829 habitants le 01.01.2017

La chapelle de Bourguillon

Mentionnée vers 1450. Chœur rectangulaire. Clocher octogonal. A l'intérieur, Vierge à l'Enfant vers 1350. Grille du chœur, fin du 15ème siècle. Saint Antoine l'Ermite, statue de 1470 environ. Grand crucifix peint de Hans Gieng, vers 1530. Suite de huit vitraux Art Nouveau de Jean-Edouard Castella (1918).

La tour de Dürrenbühl

Edifiée en 1370. De forme rectangulaire. Un rez-de-chaussée et trois étages. Hauteur : 26 m. Murs de 1,5 m d'épaisseur. Toit à quatre pans du 17ème siècle.

Le pont du Gottéron

En 1839-40, construction d'un pont suspendu par l'ingénieur Joseph Chaley. Pont fortement endommagé en 1919 par la chute d'un camion qui entraîna la rupture du tablier. Remplacé en 1959-60 par un pont en béton armé, œuvre de l'ingénieur Henri Gicot, le constructeur du barrage de Rossens.

La tour Rouge

Elevée au milieu du 13ème siècle. La plus ancienne et la plus monumentale de toutes les tours fortifiées conservées à Fribourg. Ancienne prison et ancien lieu d'exécutions capitales. Hauteur : 38 m. Mur de 3 m d'épaisseur. Quatre étages sur rez-de-chaussée.

La rue de la Samaritaine

L'une des plus belles rues de la fin du Moyen Age à Fribourg. Près de la fontaine de la Samaritaine, importante maison gothique tardif ; au 1er étage, groupe de 8 baies surmontées de remplages flamboyants.

L'église des Augustins (dédiée à saint Maurice)

Important témoin de l'architecture des ordres mendiants au 13ème siècle. Magnifiques œuvres d'art plus récentes. Haut vaisseau à trois nefs étroites. Chœur polygonal achevé en 1255. Péristyle à deux galeries courant sur toute la largeur de la façade occidentale (vers 1680). Intérieur modifié vers 1780 et rénové en 1936. Vitraux : au chœur, 4 vitraux d'Aloys Balmer (1896) ; dans les collatéraux, 7 vitraux néo-gothiques, probablement de Kirsch & Fleckner (1907). Maître-autel : le retable le plus grandiose de Suisse pour l'époque maniériste (Peter et Jacob Spring, vers 1600). A l'entrée du chœur, deux retables de l'atelier Reyff (17ème siècle). A droite, remarquables statues de la Vierge à l'Entant. Dans la nef, chaire de style gothique flamboyant inspirée de celle de la cathédrale Saint-Nicolas (1594).

Le Werkhof

Rebâti vers 1700. Au 19ème siècle, atelier de charpenterie au service de l'édilité communale. En 1901, travaux d'aménagement pour y installer l'école de vannerie et de cartonnage. Le Werkhof a été la proie des flammes en 1998. Reconstruction du toit en 2001. Nouvelle affectation encore à l'étude en 2006.

Les bains de la Motta

Construits en 1923 par les architectes Frédéric Broillet et Augustin Genoud ainsi que par l'ingénieur Beda Hefti.

L'abbaye de la Maigrauge

Eglise du 13ème siècle et bâtiments conventuels du 17ème siècle. Abbaye incorporée à l'ordre de Cîteaux en 1261. Incendie du monastère en 1660. Armes de l'abbesse Anne Techtermann au pilier nord-ouest de la tribune de l'église (1610).

Le monastère de Montorge

Couvent habité par des tertiaires franciscaines cloîtrées. Bâtiments inaugurés en 1628. Très beau mobilier du 17ème siècle dans l'église. Trois retables de l'atelier Jean-François Reyff (vers 1630). Grille du narthex en noyer ciré de l'atelier Reyff (vers 1670). Chaire de Jean-François Reyff (vers 1660). Orgue d'Aloys Mooser (1810).

La chapelle de Lorette

Minutieuse reproduction de la Santa Casa de Lorette près d’Ancône, la chapelle fut construite pour remercier la Vierge de la protection dont avait joui notre pays, spécialement durant la guerre de Trente Ans (1618 – 1648). Selon la légende, cette « sainte maison » de Lorette en Italie ne serait autre que celle de la Vierge à Nazareth. Les anges l’auraient transportée dans les airs quand la Terre sainte tomba aux mains des musulmans. Commencée en avril 1647, sous la direction de Jean-François Reyff, elle fut consacrée solennellement par Mgr de Watteville le 11 octobre 1648. Lorette est en quelque sorte une chapelle à deux étages dans la mesure où elle repose sur une crypte à laquelle mène un escalier descendant depuis le chœur. Artistiquement, elle marie le baroque (à l’extérieur) et le gothique tardif (à l’intérieur). Dans les niches ménagées entre les pilastres, des familles fribourgeoises, dont le nom et les armoiries sont encore visibles, ont fait placer, en 1650, les statues des quatre évangélistes, de l’ange Gabriel, des apôtres, de différents personnages de l’évangile. Ces statues ont été remplacées à la fin du 19ème siècle.

Note : les onze articles précédents sont tirés de Fribourg, arts et monuments, d'Hermann Schöpfer.

La fontaine de Saint-Jean

Placée au bas de la Planche supérieure, à proximité de l’ancienne commanderie de Saint-Jean. Une œuvre de Hans Gieng (1547). Colonne cannelée offrant une frise de tritons et de sirènes. Chapiteau décoré aux angles par les têtes d’Hérode, Hérodiade, Salomé et Jean-Baptiste. Copie en araldite de 1975, l’originale étant au Musée de Fribourg. Bassin octogonal en pierre de Soleure, refait en 1901.

Les 50 ans d'Etoile-Sport

Le terrain de football de Derrière-les-Jardins (quartier de l'Auge) a été aménagé en 1975. Convoitée par la Migros qui voulait y élever des poulets, par l'armée et par d'autres promoteurs, la parcelle représentait la dernière possibilité de doter le quartier d'une place de jeu. Les "poids lourds" de l'Auge se mobilisent et s'organisent en comité pour convaincre les autorités communales du bien-fondé de leur projet. Le bras de fer durera presque deux décennies jusqu'à ce que le FC Etoile-Sport devienne le propriétaire de ce terrain lové dans un méandre de la Sarine.

Cinq rues et ruelles baptisées récemment dans le quartier de l'Auge.

En juin 2010, cinq rues ou ruelles ont été baptisées dans le quartier de l'Auge.

1. La promenade des Bolzes (près du terrain de foot du FC Etoile-Sport).

A l'origine, "les Bolzes" étaient le surnom donné aux gamins de la Basse-Ville, qui faisaient les 400 coups dans les rues. Puis, le terme a désigné les habitants de l'Auge qui parlent un mélange de français et d'allemand.

2. La ruelle des Rababous (près du Petit-Saint-Jean).

Etymologiquement, Rababou signifie voleur de bois. C'est ainsi qu'on appelait les habitants de l'Auge au 19ème siècle. Comme ils étaient très pauvres, ils allaient emprunter du bois chez les riches à Bourguillon ou se servir dans les forêts du haut, pour pouvoir se chauffer. Plus tard, le Rababou est devenu, à tort, le personnage que l'on fait flamber à carnaval.

3. La promenade du Saumon (rive droite de la Sarine, près de la rue des Forgerons).

Cette appellation rappelle que l'on pêchait le saumon dans la Sarine jusqu'au début du 20ème siècle. Elle nous rappelle aussi l'existence de la fameuse auberge du Saumon. Située à droite en sortant de la porte de Berne, elle était le paradis des rendez-vous galants.

4. La ruelle des Polètses (près du pont de Berne et de la rue des Forgerons).

"Les polètses", c'est le terme que l'on employait pour les fameuses billes. Cette rue a été dénommée ainsi parce que c'était l'endroit préféré des enfants de l'Auge pour pratiquer le jeu de billes.

5. La promenade des Légendes (rive gauche de la Sarine au Grabensaal).

Cette appellation est un hommage à Hubert Audriaz pour toutes les activités qu'il développe à Fribourg.

La Spirale a 25 ans

Le 6 mars 1986, La Spirale , ce club du Petit-Saint-Jean, lançait sa première saison. Au départ, une simple cave qui servait de stamm à Gottéron, au temps où les hockeyeurs jouaient en face, aux Augustins. La Spirale devint rapidement incontournable sur la scène musicale romande, celle du jazz en particulier. Il n'y avait presque rien à Fribourg, si ce n'est Fri-Art qui avait ouvert en 1981 et Fri-Son en 1983. Nombre de musiciens fribourgeois ont fait leurs premiers pas sur la scène de La Spirale (Thierry Lang, Marcel Papaux, Claude Schneider, etc). Dès 2003, la salle pouvait accueillir 100 personnes.

La nouvelle vie de la Commanderie de Saint-Jean

Depuis le mois de novembre 2012, la Commanderie de Saint-Jean abrite le Service des biens culturels. Le bâtiment datant du 13ème siècle, propriété de l’Etat depuis 1825, a fait l’objet d’importants travaux de rénovation (3,5 millions de francs) sous la direction des architectes Andrey, Schenker et Sottaz. Deux millions sont encore prévus pour la transformation du bâtiment adjacent qui abritera les archives des Biens culturels. L’Ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem a établi dix-neuf commanderies en Suisse de 1180 à 1456. Celle de Fribourg a également servi de maison de correction en 1820 puis de caserne un siècle plus tard avant d`être un lieu de culture offrant divers locaux à loyers modérés à des artistes de la région jusqu’au printemps 2010.

Les polytechniciens savent tout, mais rien d’autre.

Georges Clemenceau (1841 – 1929)

La clarté est la politesse de l’homme de lettres.

Jules Renard (1864 – 1910)