Randonnées pédestres

7. Arconciel – Ependes

  • Durée: 2h15
  • Longueur: 7.5 km
  • Dénivelé: 210 m
  • Région: La Sarine
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans le parking proche de l'église d'Arconciel.
  2. Montez vers la route Treyvaux – Ependes et traversez-la. Suivez le chemin balisé pour Senèdes et La Roche. Passez d'abord sous le pont de grange d'une belle ferme et gravissez ensuite le magnifique chemin creux.
  3. Vous traversez tout le Bois de Monternau (direction Senèdes et La Roche). Vous arrivez bientôt à un réservoir d'eau (poste 1). ~200 m après cet édicule, empruntez le petit sentier qui monte à gauche. Vous parvenez bientôt à un petit oratoire, près du pt 836.
  4. Allez vers le nord sur un sentier en terre battue. Il vous conduit à Ependes (poste 3 à l'église).
  5. Suivez l'indicateur pour Petit-Ependes (poste 4 au carrefour du pt 679).
  6. Obliquez à gauche pour retourner à Arconciel. Vous rejoignez bientôt la route goudronnée de 3ème classe Arconciel – Chésalles. Au carrefour après Montévaux (poste 5), allez encore à gauche.
  7. Au carrefour du pt 691, près des Creux (poste 6), marchez ~80 m à droite puis à gauche pour trouver un peu plus haut une bonne charrière gravelée qui vous ramène à Arconciel.

Remarque

Vous pourriez rallonger le parcours de 45 minutes en contournant le Bois d'Amont par Senèdes et Ferpicloz en prenant, juste après le réservoir, le chemin qui descend à droite. Suivez la lisière.

La région

Communes et fusions

Arconciel

749 habitants le 31.12.08

Ependes

1057 habitants le 31.12.08

Communes ayant fusionné (1977) :

  • Ependes
  • Sales
Ferpicloz

237 habitants le 31.12.08

Lieux-dits

  • Chésalles : petite hutte
  • Gérine : rivière qui vient de la forêt de montagne
  • La Vernaie : bosquet ou taillis d’aune
  • Les Planchettes : terrain plat ou de faible pente, de forme régulière, plus long que large ; terrain de bonne qualité, prés gras ; généralement situé près de la maison
  • Les Fontanettes : source est le sens premier de ce mot
  • Les Râpes : terrain en pente, couvert de taillis ou de buissons
  • Sales : maison
  • Les Pontets : construction faite de madriers juxtaposés permettant de traverser un endroit marécageux
  • Les Sauges : saule, arbre se développant essentiellement dans les sols humides et le long des rivières
  • Prila : petit pré
  • Le Rialet : ruisseau, parfois disparu à la suite de drainages
  • Pra Novel : terre nouvellement défrichée et mise en culture
  • Le Bugnon : source, spécialement celle surgissant à fleur de terre ou au fond d’un bassin naturel
  • La Fenetta : partie du territoire, d’un ensemble de champs, notamment dans le système de l’assolement triennal
  • Le Poyet : petit mont
  • Treyvaux : au-delà des vaux (trans)
  • Les Fontanalles : source est le sens premier de ce mot (fons, fontana)
  • Genevret : genévrier (juniperus)
  • Le Taconnet : endroit où pousse le taconnet ou tussilage
  • La Crause : anfractuosité, dépression de terrain
  • Prilette : petit pré
  • Gotalle : petite source de surface, petit ruisseau

Bossard & Chavan, Nos lieux-dits, Cabédita

Le château d’Arconciel

Les châteaux d’Arconciel et d’Illens ont constamment constitué un tout jusqu’à la conquête fribourgeoise de 1475. Le nom d’Arconciel apparaît pour la première fois en 1082. Ulrich de Neuchâtel-Aarberg, seigneur d’Arconciel, se reconnut vassal de Pierre de Savoie. Dès 1470, Guillaume de la Baume, chambellan de Charles-le-Téméraire, construisit le nouveau château d’Illens. Le 4 janvier 1475, le château fut pris d’assaut par Berne et Fribourg. Au congrès de Fribourg, en 1484, la seigneurie fut reconnue à Fribourg qui la rattacha aux Anciennes Terres. Le bourg d’Arconciel était fermé par une porte protégée par une tour. Il présentait une rue centrale bordée de deux rangées principales de maisons.

L’église d’Ependes

Patron : saint Etienne. L’église d’Ependes existait peut-être déjà au 11ème siècle. La nef de l’ancienne église avait été reconstruite vers 1580. Un nouveau choeur fut édifié sur l’emplacement de l’ancien en 1635 et la nef l’a été peu avant 1663. En 1646, on fit la tour et la flèche pour remplacer le clocher renversé par un ouragan. Le choeur fut rebâti en 1873. En janvier 1933, un incendie a détruit complètement l’église d’Ependes. Monsieur Albert Cuony, architecte à Fribourg, est l’auteur de la nouvelle église. Au bas de la façade, trois arcs donnent accès au péristyle. On y voit des mosaïques de Cingria. Une immense croix s’élève dans le choeur. L’arc triomphal a été remplacé par deux puissants pilastres. Alexandre Cingria a fait les six verrières du haut de la nef et M. Cattoni les quatre du bas de l’église, ainsi que le vitrail éclairant le baptistère. C’est aussi lui qui a peint les deux sujets dominant les petits autels. Le chemin de croix est l’oeuvre de Théophile Robert. Les petits vitraux semi-circulaires qui le surmontent sont de Cingria. Les autels sont en marbre blanc.

L’église d’Arconciel

Arconciel : Arca coeli, ou arche du paradis ou encore Arc-en-ciel. Patron : saint Jacques. Le village doit son origine au château dont les ruines subsistent, à peine perceptibles, dans une boucle boisée de la Sarine. En 1271, autour du castel, un bourg, fondé par Ulrich d’Aarberg, s’était formé. Une église est attestée à Arconciel en 1082. Elle fut incendiée en 1558 et reconstruite peu après. Un nouveau sanctuaire, pour lequel on utilisa les pierres du château voisin, fut commencé en 1784. En 1878, on décida de l’agrandir . Il était presque terminé lorsqu’on constata qu’il présentait des lézardes et qu’il penchait d’une manière inquiétante. On dut le démolir et le refaire avec des meilleurs matériaux. Le clocher est disproportionné par rapport à l’ensemble de l’édifice. L’intérieur a été restauré en 1935. A la voûte, une fresque en l’honneur de Notre-Dame du Scapulaire rappelle la confrérie du même nom établie à Arconciel et particulièrement florissante durant tout le 17ème siècle. Les tableaux des autels sont de Deschwanden (1865). A droite, le Christ en croix avec Marie-Madeleine agenouillée passe pour l’une de ses meilleures oeuvres.

Le manoir Wild au Petit-Ependes

Construit en 1693 par Anne-Marguerite née Meyer, épouse de Georges-Antoine Wild, cette maison était liée à un domaine constitué autour d’une propriété achetée en 1590 à l’abbaye d’Hauterive. Le château du Petit-Ependes a été élevé sur le même modèle que celui des Von der Weid à Sonnenwil. Le poêle Régence (vers 1780) est le seul élément remarquable actuellement repéré dans cette maison de campagne. D’après Aloys Lauper dans « Châteaux de la région du Mouret »

Découvertes archéologiques

Des milliers de pièces du mésolithique (de -8000 à -4000) découvertes à Arconciel en 2003

Le site archéologique situé près de l’abbaye d’Hauterive, commune d’Arconciel, est le premier abri du mésolithique trouvé dans le canton de Fribourg. L’importance scientifique de cette fouille dépasse largement le cadre cantonal. Des couches successives de sédiments, d’ossements, de fragments d’outils et d’armes en silex constituent une sorte de mille-feuille archéologique recelant les mystères de la préhistoire. Une telle fouille permet de reconstituer la vie des chasseurs-cueilleurs de cette époque ainsi que de mieux comprendre les phénomènes climatiques de la région. La plus belle pièce trouvée est une canine de cerf perforée qui date d’une période située entre 7000 et 6000 avant J.-C.

Les défauts de l’esprit augmentent en vieillissant, comme ceux du visage.

La Rochefoucauld

Pour un homme intelligent, vous n’êtes pas si bête que ça.

Tristan Bernard