Randonnées pédestres

84. Hauterive – La Tuffière

  • Durée: 2h30
  • Longueur: 9 km
  • Dénivelé: 240 m
  • Région: La Sarine
Télécharger la version GPS
Description

Postes

Carte

Description

  1. Parcours entièrement balisé. Suivez les indicateurs jaunes.
  2. Garez votre voiture dans le parking de l'abbaye d'Hauterive.
  3. A 50 m du parking, direction ouest, empruntez un très joli chemin gravelé pour monter à Grangeneuve.
  4. Vous arrivez à la sortie sud de Grangeneuve, juste après la fromagerie.
  5. Poursuivez vers la grande ferme de la Tioleyre (poste 1).
  6. Prenez le 1er chemin à gauche après cette ferme.
  7. Après ~400 m, vous avez le choix entre 3 sentiers. Celui de droite monte à Posieux. Celui du milieu vous conduit à La Tuffière par le chemin le plus court (vingt minutes en moins). Optez pour celui de gauche qui va musarder sur les rives de la Sarine et qui est magnifique. L'indicateur jaune l'appelle le sentier de la Tuffière par le Sac (nom de la forêt).
  8. En 45 minutes, vous serez sur le pont de la Tuffière que vous traverserez. 50 m après le pont, suivez à gauche l'itinéraire balisé qui vous ramène à Hauterive par la rive droite.
  9. Le sentier surplombe la Sarine d'une cinquantaine de m. Il devient même creux un peu avant d'arriver à la ferme de la Souche.

Remarque

Au retour, juste après le poste 3 (pont sur la Sarine), vous pouvez rallonger le parcours d’un quart d’heure si vous empruntez à droite le beau sentier qui contourne l’abbaye en longeant la Sarine. Vous aurez en plus 400 m de route bitumée jusqu’au parking.

Ref. carte: Rossens 1 : 25 000

La région

Communes et fusions

Hauterive

2 431 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Ecuvillens
  • Posieux
Arconciel

913 habitants le 01.01.2017

Gibloux

7 236 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Corpataux-Magnedens
  • Farvagny
  • Le Glèbe
  • Rossens
  • Vuisternens-en-Ogoz
  • Corpataux
  • Magnedens
  • Farvagny-le-Grand
  • Farvagny-le-Petit
  • Grenilles
  • Posat
  • Estavayer-le-Gibloux
  • Rueyres-St-Laurent
  • Villarlod
  • Villarsel-le-Gibloux
  • Illens

Lieux-dits

  • Posieux : endroit aménagé pour puiser de l’eau ; rigole de drainage ou d’irrigation.
  • Le Sapex : forêt ou plantation de sapins.
  • La Pala : terrain plat, souvent pâturage.
  • Le Grabe : pente pierreuse se terminant par un ravin.
  • La Tuffière : sol tufeux, carrière de tuf.
  • Penex : forêt de pins, éventuellement de sapins.

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Rivières

La Sarine prend naissance au col du Sanetsch en Valais. Elle pénètre très vite dans le canton de Berne. Elle passe près de Gstaad. Elle coule ensuite dans le Pays-d’Enhaut (région de Château-d’Oex). Elle entre dans le canton de Fribourg juste avant Montbovon. Elle alimente le lac de Lessoc puis traverse l’Intyamon. Après Broc, elle devient le lac de la Gruyère. Elle décrit quelques méandres dans la vieille ville de Fribourg avant de former un nouveau lac : celui de Schiffenen. Elle se jette dans l’Aar à 4 km à l’est de Chiètres. Ses principaux affluents sont l’Hongrin, la Trême, la Jogne, la Sionge, la Glâne, la Gérine, la Sonna et la Singine.

L’abbaye cistercienne d’Hauterive

Dédiée à la Vierge, sous le vocable de l’Assomption (comme toujours dans l’Ordre de Cîteaux), l’église date de la deuxième moitié du 12ème siècle. Elle était primitivement romane et conçue dans le style sobre et sévère qu’avait exigé saint Bernard de Clairvaux. Entre 1323 et 1328, l’Abbé Pierre Rych fit reconstruire l’abside dans le style gothique, avec une grande baie qu’il pourvut de remarquables vitraux. Les fenêtres des chapelles latérales furent exhaussées. La voûte du choeur, également surélevée, fut ornée d’un semis d’étoiles rouges et bleues ; celle de la nef fut enduite, pour imiter la brique, de ce crépissage rougeâtre émaillé de fils blancs que l’on voit encore aujourd’hui. Les clefs de voûte furent polychromées. Adjacent à l’église et conçu, lui aussi, dans le style roman, un cloître avait été construit dès la fin du 12ème siècle. Il formait alors un quadrilatère complet, mais l’une des quatre galeries a été supprimée. Puis, là aussi, des transformations ont été opérées. De belles rosaces, aux remplages tous différents, ont été placées dans chacune des travées. L’église subit au 18ème siècle d’importantes mais fâcheuses modifications. Les petites fenêtres romanes de la nef et du transept furent enlevées pour faire place à de vulgaires baies rectangulaires. On surmonta de retables, aux formes tourmentées, les autels qui se composaient, selon l’ancienne formule, d’une simple table de pierre sur un socle. La tour a été reconstruite après l’incendie de 1578, et le clocher en 1912. Hauterive a été par contre, de 1903 à 1912, l’objet d’une restauration méthodique qui a permis de reconstituer l’histoire de l’église et du cloître et de leur rendre, partiellement, leur aspect primitif. En 1946, on a rendu au choeur son austérité. La tribune a été remplacée par une étroite coursière. La grande fenêtre du fond du choeur est désormais complètement libre. Enlevés en 1848, les vitraux avaient été placés au choeur de la collégiale de Saint-Nicolas. En 1926, ils ont été ramenés à Hauterive et placés dans la grande baie du fond. On y voit, sur une bande horizontale au-dessus des médaillons, de gauche à droite : saint Jean-Baptiste ; Robert de Molesme, le fondateur de Cîteaux ; saint Benoît, le Père du monachisme d’Occident ; saint Bernard, l’un des premiers et le plus illustre des Cisterciens ; saint Nicolas et enfin Etienne Harding, le troisième Abbé de Cîteaux et le législateur de l’Ordre. Les parties manquantes qu’il a fallu refaire à neuf sont dues à Henri Broillet. Marcel Feuillat est l’auteur de la colombe d’argent suspendue à la voûte. La gracieuse chapelle de St-Nicolas a été construite par les d’Affry pour en faire leur tombeau de famille. Les stalles d’Hauterive, exécutées vers 1480, sont parmi les plus belles de Suisse. Le couvent d’Hauterive a été supprimé en 1848. On y ouvrit, deux ans plus tard, une école d’agriculture. En 1857, avec l’arrivée du régime conservateur, on y établit l’école normale pour instituteurs. En 1939, les Cisterciens sont rentrés dans cette antique abbaye des bords de la Sarine.

Un jardin pour le cloître d'Hauterive

Le magnifique cloître de l'abbaye d'Hauterive date des 12ème et 14ème siècles. Il vient d'être rénové. Une fête marquant la fin des travaux a eu lieu en septembre 2006. Ceux-ci ont duré trois ans et ont coûté 1,4 million de francs. Un jardin créé par Jacques Wirtz, paysagiste belge de renommée internationale, occupe depuis peu le préau. La sobriété et l'équilibre de ce lieu à ciel ouvert enchantent les membres de l'Association des amis de l'abbaye d'Hauterive, les initiateurs de ce jardin qui contient quelques arbres, du buis, des rosiers buissonnants, de la lavande et des pivoines arborescentes. Deux bassins, en grès coquillier de la Molière, complètent le tableau, dont le cadre serait le cloître lui-même. Le coût des travaux s'est élevé à 270 000 francs.

Découvertes archéologiques

Des milliers de pièces du mésolithique (de -8000 à -4000) découvertes à Arconciel en 2003

Le site archéologique situé près de l’abbaye d’Hauterive, commune d’Arconciel, est le premier abri du mésolithique trouvé dans le canton de Fribourg. L’importance scientifique de cette fouille dépasse largement le cadre cantonal. Des couches successives de sédiments, d’ossements, de fragments d’outils et d’armes en silex constituent une sorte de mille-feuille archéologique recelant les mystères de la préhistoire. Une telle fouille permet de reconstituer la vie des chasseurs-cueilleurs de cette époque ainsi que de mieux comprendre les phénomènes climatiques de la région. La plus belle pièce trouvée est une canine de cerf perforée qui date d’une période située entre 7000 et 6000 avant J.-C.

La station fédérale de recherches sur la production animale

La station fédérale de recherches sur la production animale est une des sept stations de recherches agronomiques de la Confédération. Après plus de 70 ans passés à Berne-Liebefeld, elle a, en 1974, transféré ses locaux à Grangeneuve-Posieux. Elle y dispose de 66 ha de surface agricole utile et d’écuries permettant d’abriter quelque 400 bovins (vaches, animaux d’engraissement, veaux), 500 porcs et 100 chèvres ou moutons. La ferme “La Tioleyre” appartient également à la station de recherches. La station emploie environ 100 personnes.

Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,

Assise auprès du feu, dévidant et filant,

Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :

“Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle.”

Pierre de Ronsard

Deux personnes mariées peuvent fort bien s’aimer, à condition de ne pas être mariées ensemble.

Sacha Guitry