Randonnées pédestres

86. Bourguillon – Lorette – Gottéron

  • Durée: 2h45
  • Longueur: 10 km
  • Dénivelé: 235 m
  • Régions: La Sarine , La Singine
Télécharger la version GPS
Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans le parking de Bourguillon.
  2. Dirigez-vous vers la Vieille-Ville de Fribourg en empruntant le Beau-Chemin. Passage devant la chapelle de Lorette (poste 1).
  3. ~400 m plus loin, vous êtes devant la petite chapelle St-Jost (poste 2). Obliquez à droite pour dévaler un joli chemin fait d'escaliers pavés.
  4. Vous parvenez ainsi au Karrweg. Allez à droite et vous franchirez le pont du Milieu (poste 3) qui vous conduira en l'Auge (Place du Petit-St-Jean).
  5. Le pont de Berne (poste 4) est tout proche. Franchissez-le.
  6. Vous êtes maintenant dans la rue des Forgerons. Admirez-y, en la quittant, la fontaine de la Fidélité (Hans Gieng et Stephan Ammann).
  7. La vallée du Gottéron s'ouvre à vous. Reprenez votre souffle pour gravir cette gorge sauvage, pittoresque et escarpée.
  8. Après 1 heure et quart d'efforts, vous atteindrez Ameismühle (poste 5), où convergent plusieurs chemins pédestres.
  9. Retour à Bourguillon. Avant le plat, escaladez encore à droite ce petit sentier avec quelques escaliers.
  10. Vous arrivez en lisière puis à la grande ferme de Schürmatt (poste 6). Faites un petit détour par la droite sur un beau sentier en terre battue en passant par le poste 7 au carrefour du pt 651.
  11. Montez à gauche vers le Tannholz (poste 8 au carrefour du pt 694). Vous laissez Hattenberg à votre droite.
  12. Il n'y a qu'à suivre ce beau chemin gravelé pour rentrer à Bourguillon.
  13. Dans la forêt de Bourguillon, quittez le chemin goudronné pour jouir d'un sentier en terre battue, quelques m à l'intérieur.

Ref. carte: Fribourg 1 : 25 000

La région

Communes et fusions

Fribourg

38 829 habitants le 01.01.2017

St-Ours

1 319 habitants le 01.01.2017

Tavel

3 330 habitants le 01.01.2017

Lieux-dits

  • Fribourg : ville libre
  • Palatinat : petit palais
  • La Poya : la montée
  • Maigrauge : endroit creux, enfoncé (alveus : bassin)
  • Montorge : promontoire
  • Guintzet : de guinchet : petite porte. La guillotine se touvait sur cette colline. Cet instrument comprenait essentiellement une ouverture semi-circulaire, dans laquelle on introduisait la tête du condamné.

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Rivières

La Sarine prend naissance au col du Sanetsch en Valais. Elle pénètre très vite dans le canton de Berne. Elle passe près de Gstaad. Elle coule ensuite dans le Pays-d’Enhaut (région de Château-d’Oex). Elle entre dans le canton de Fribourg juste avant Montbovon. Elle alimente le lac de Lessoc puis traverse l’Intyamon. Après Broc, elle devient le lac de la Gruyère. Elle décrit quelques méandres dans la vieille ville de Fribourg avant de former un nouveau lac : celui de Schiffenen. Elle se jette dans l’Aar à 4 km à l’est de Chiètres. Ses principaux affluents sont l’Hongrin, la Trême, la Jogne, la Sionge, la Glâne, la Gérine, la Sonna et la Singine.

Le Gottéron (Galtera, Galternbach) prend sa source à la Guglera au sud de Dirlaret. Il coule entre Dirlaret et Alterswil puis passe à St-Ours. Près de Tavel, il reçoit le Tasbergbach qui vient également de la région de Dirlaret. Il s’enfonce ensuite dans les fameuses gorges qui portent son nom avant de se jeter dans la Sarine à Fribourg.

La chapelle de Lorette

Minutieuse reproduction de la Santa Casa de Lorette près d’Ancône, la chapelle fut construite pour remercier la Vierge de la protection dont avait joui notre pays, spécialement durant la guerre de Trente Ans (1618 – 1648). Selon la légende, cette « sainte maison » de Lorette en Italie ne serait autre que celle de la Vierge à Nazareth. Les anges l’auraient transportée dans les airs quand la Terre sainte tomba aux mains des musulmans. Commencée en avril 1647, sous la direction de Jean-François Reyff, elle fut consacrée solennellement par Mgr de Watteville le 11 octobre 1648. Lorette est en quelque sorte une chapelle à deux étages dans la mesure où elle repose sur une crypte à laquelle mène un escalier descendant depuis le chœur. Artistiquement, elle marie le baroque (à l’extérieur) et le gothique tardif (à l’intérieur). Dans les niches ménagées entre les pilastres, des familles fribourgeoises, dont le nom et les armoiries sont encore visibles, ont fait placer, en 1650, les statues des quatre évangélistes, de l’ange Gabriel, des apôtres, de différents personnages de l’évangile. Ces statues ont été remplacées à la fin du 19ème siècle.

La chapelle de Saint-Josse

Gracieuse et svelte, avec son toit élancé que prolonge encore un minuscule clocheton effilé, la chapelle de Saint-Josse se dresse au bord du chemin de Lorette. Elle est signalée pour la première fois en 1435. Elle fut reconstruite par les soins du couvent de Montorge en 1684. Trois statues ont été placées sur l’autel : saint Josse au centre, entouré de sainte Barbe et de sainte Catherine. Les Fribourgeoises qui peinaient à trouver un mari venaient en désespoir de cause prier à la chapelle de Saint-Josse.

L'église des Augustins (dédiée à saint Maurice)

Important témoin de l'architecture des ordres mendiants au 13ème siècle. Magnifiques œuvres d'art plus récentes. Haut vaisseau à trois nefs étroites. Chœur polygonal achevé en 1255. Péristyle à deux galeries courant sur toute la largeur de la façade occidentale (vers 1680). Intérieur modifié vers 1780 et rénové en 1936. Vitraux : au chœur, 4 vitraux d'Aloys Balmer (1896) ; dans les collatéraux, 7 vitraux néo-gothiques, probablement de Kirsch & Fleckner (1907). Maître-autel : le retable le plus grandiose de Suisse pour l'époque maniériste (Peter et Jacob Spring, vers 1600). A l'entrée du chœur, deux retables de l'atelier Reyff (17ème siècle). A droite, remarquables statues de la Vierge à l'Entant. Dans la nef, chaire de style gothique flamboyant inspirée de celle de la cathédrale Saint-Nicolas (1594).

La nouvelle vie de la Commanderie de Saint-Jean

Depuis le mois de novembre 2012, la Commanderie de Saint-Jean abrite le Service des biens culturels. Le bâtiment datant du 13ème siècle, propriété de l’Etat depuis 1825, a fait l’objet d’importants travaux de rénovation (3,5 millions de francs) sous la direction des architectes Andrey, Schenker et Sottaz. Deux millions sont encore prévus pour la transformation du bâtiment adjacent qui abritera les archives des Biens culturels. L’Ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem a établi dix-neuf commanderies en Suisse de 1180 à 1456. Celle de Fribourg a également servi de maison de correction en 1820 puis de caserne un siècle plus tard avant d`être un lieu de culture offrant divers locaux à loyers modérés à des artistes de la région jusqu’au printemps 2010.

La fontaine de Saint-Jean

Placée au bas de la Planche supérieure, à proximité de l’ancienne commanderie de Saint-Jean. Une œuvre de Hans Gieng (1547). Colonne cannelée offrant une frise de tritons et de sirènes. Chapiteau décoré aux angles par les têtes d’Hérode, Hérodiade, Salomé et Jean-Baptiste. Copie en araldite de 1975, l’originale étant au Musée de Fribourg. Bassin octogonal en pierre de Soleure, refait en 1901.

Le Werkhof

Rebâti vers 1700. Au 19ème siècle, atelier de charpenterie au service de l'édilité communale. En 1901, travaux d'aménagement pour y installer l'école de vannerie et de cartonnage. Le Werkhof a été la proie des flammes en 1998. Reconstruction du toit en 2001. Nouvelle affectation encore à l'étude en 2006.

Cinq rues et ruelles baptisées récemment dans le quartier de l'Auge.

En juin 2010, cinq rues ou ruelles ont été baptisées dans le quartier de l'Auge.

1. La promenade des Bolzes (près du terrain de foot du FC Etoile-Sport)

A l'origine, "les Bolzes" étaient le surnom donné aux gamins de la Basse-Ville, qui faisaient les 400 coups dans les rues. Puis, le terme a désigné les habitants de l'Auge qui parlent un mélange de français et d'allemand.

2. La ruelle des Rababous (près du Petit-Saint-Jean)

Etymologiquement, Rababou signifie voleur de bois. C'est ainsi qu'on appelait les habitants de l'Auge au 19ème siècle. Comme ils étaient très pauvres, ils allaient emprunter du bois chez les riches à Bourguillon ou se servir dans les forêts du haut, pour pouvoir se chauffer. Plus tard, le Rababou est devenu, à tort, le personnage que l'on fait flamber à carnaval.

3. La promenade du Saumon (rive droite de la Sarine, près de la rue des Forgerons)

Cette appellation rappelle que l'on pêchait le saumon dans la Sarine jusqu'au début du 20ème siècle. Elle nous rappelle aussi l'existence de la fameuse auberge du Saumon. Située à droite en sortant de la porte de Berne, elle était le paradis des rendez-vous galants.

4. La ruelle des Polètses (près du pont de Berne et de la rue des Forgerons)

"Les polètses", c'est le terme que l'on employait pour les fameuses billes. Cette rue a été dénommée ainsi parce que c'était l'endroit préféré des enfants de l'Auge pour pratiquer le jeu de billes.

5. La promenade des Légendes (rive gauche de la Sarine au Grabensaal)

Cette appellation est un hommage à Hubert Audriaz pour toutes les activités qu'il développe à Fribourg.

La Spirale a 25 ans

Le 6 mars 1986, La Spirale , ce club du Petit-Saint-Jean, lançait sa première saison. Au départ, une simple cave qui servait de stamm à Gottéron, au temps où les hockeyeurs jouaient en face, aux Augustins. La Spirale devint rapidement incontournable sur la scène musicale romande, celle du jazz en particulier. Il n'y avait presque rien à Fribourg, si ce n'est Fri-Art qui avait ouvert en 1981 et Fri-Son en 1983. Nombre de musiciens fribourgeois ont fait leurs premiers pas sur la scène de La Spirale (Thierry Lang, Marcel Papaux, Claude Schneider, etc). Dès 2003, la salle pouvait accueillir 100 personnes.

Le quartier industriel du Gottéron en 1832

« Dans cette vallée on trouve, en ville, 2 moulins, et 3 hors de la porte, ainsi qu’une fabrique de drap du pays avec une foule et un appareil pour décatisser les draps, 1 laminoir, 2 scieries, 1 meule, 2 huileries, 3 moulins à tan, dont un en ville ; 1 huilerie, la forge-martinet et trois habitations font déjà partie de la paroisse de Tavel, mais tout le reste est de la banlieue et paroisse de la ville ». (Kuenlin 1832, 20 ss). Le facteur d’orgue célèbre Aloys Mooser y avait même construit un moulin à grains. En 1827, il reçut l’autorisation d’installer une nouvelle scie hydraulique à côté de son moulin à grains, pour débiter les pièces de bois entrant dans la composition d’un orgue. Cette nouvelle scie mécanique pourvue d’un système original de laminage devait également assurer la production de plaques d’étain laminé pour la fabrication des tuyaux d’orgue.

Le Fribourg de 1606 en miniature

Le chef-d'œuvre exposé à la BCF jusqu'en janvier 2010 est une reconstitution en trois dimensions de la ville telle qu'elle apparaissait sur le plan de Martin Martini datant de 1606. C'est en 1996 que débute l'aventure de la maquette Frima (Fribourg + Martini) réalisée par 450 chômeurs dans le cadre d'un programme d'emploi qualifiant du Service public de l'emploi (SPE). Treize ans et 150 000 heures de travail plus tard, la maquette occupant une surface de 55 mètres carrés permet de s'immerger dans la vie des Fribourgeois du 17ème siècle. Cette maquette, qui sera pourtant démontée, devrait trouver un second souffle grâce au projet de réhabilitation du Werkhof, en Vieille-Ville de Fribourg. L'association Werkhof-Frima a déjà obtenu 1,5 million de la ville au printemps 2009. Les quatre piliers de l'économie fribourgeoise devraient également participer à l'installation de cette œuvre au Werkhof.

Les Visitandines fêtent leurs 400 ans en 2010

L'ordre de la Visitation a été fondé en 1610 à Annecy par l'évêque de Genève en exil François de Sales (canonisé en 1665), par la baronne Jeanne de Chantal (canonisée en 1767), et par trois compagnes. Les Visitandines arrivent en 1635 à Fribourg. En 1653, elles achètent la maison d'Affry à la rue de Morat. Au 19ème siècle, elles acquièrent le bâtiment voisin des Frères de Marie pour y abriter un pensionnat qui comptera jusqu'à 75 élèves et qui sera fermé en 1922. L'Ordre compte 2500 Sœurs et 156 monastères dans le Monde. Les Visitandines n'ont pas comme vocation de visiter les pauvres, les malades ou les personnes âgées. Ce sont les gens de l'extérieur, laïcs ou ecclésiastiques, chrétiens ou athées, qui vont à elles au monastère, appréciant leur havre de paix bienfaisant, leur climat de prière et leur grande qualité d'écoute, si propices au ressourcement. Pour vivre, les Sœurs de la Visitation faisaient autrefois de la broderie et assumaient l'éducation de jeunes filles. Aujourd'hui,le monastère abrite encore une peite blanchisserie pour le linge d'église et les aubes de Première Communion. La plupart des Sœurs touchent l'AVS. Elles assument encore activement leur mission fondatrice d'accueil, d'écoute et d'accompagnement. Le monastère propose aussi des temps de partage et des retraites sur la spiritualité de saint François de Sales.

Un nouvel espace culturel au Karrweg

En août 2008, un nouvel espace culturel interactif a vu le jour au Karrweg, à côté de la vannerie, en Basse-Ville. La réhabilitation de ce bûcher de 180 m carrés, sur trois niveaux, construit à la fin du 19ème siècle, a nécessité un budget communal de 200 000 francs. Après l'entreposage de bois, l'endroit a servi plus récemment de dépôt (carnaval, brocante …). Ce lieu est désormais investi par le tailleur de pierre et sculpteur Marc Bucher (nom prédestiné), qui y propose ses activités socioculturelles (cours de dessin, de peinture, d'initiation à la sculpture ou de modelage de l'argile).

Nous aimons toujours ceux qui nous admirent, et nous n’aimons pas toujours ceux que nous admirons.

La Rochefoucauld (1613 – 1680)

Quand on n’a pas ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on a.

Bussy-Rabutin (1618 – 1693)