Randonnées pédestres

92. Grandfey – La Madeleine

  • Durée: 3h00
  • Longueur: 9 km
  • Dénivelé: 200 m
  • Régions: La Sarine , La Singine
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans un petit parking situé entre l'auberge de 4 Vents et le restaurant de Grandfey. Pour l'atteindre, suivez sur 250 m un petit chemin vers la droite. Il existe aussi quelques places de parking dans le secteur du Palatinat.
  2. Traversez le pont de Grandfey.
  3. Poursuivez votre chemin à gauche, en lisière de la bande de forêt,vers le nord-ouest, pour aller visiter l'ermitage de la Madeleine qui se trouve à ~1,5 km du pont de Grandfey.
  4. Ce sentier herbeux rejoint un chemin goudronné après ~500 m.
  5. Après ~800 m de bitume, quittez-le, vers la gauche, pour passer dans un petit tunnel sous l’autoroute
  6. L'ermitage est là, à ~100 m à l'ouest de l'autoroute (poste 1).
  7. En route pour Räsch en suivant d'abord un sentier (direction nord) puis le chemin goudronné qui passe sur l’autoroute.
  8. Dirigez-vous vers le nord jusqu'au poste 3 situé dans un carrefour en lisière au sud-ouest de la prairie Chiemi.
  9. Suivez le sentier, à droite, vers le pt 583 (poste 4), carrefour en lisière du Chiemiwald, près d'un étang.
  10. Empruntez le chemin goudronné qui tourne à gauche. Admirez le beau crucifix en bois et fer forgé en bordure du chemin près de Tiefmoos. Marchez encore ~100 m sur ce chemin goudronné.
  11. Prenez le premier sentier à droite et dirigez-vous vers les étangs de Guin et leur tour d'observation(pt 576, poste 5). Flânez dans ce site remarquable (sentiers recouverts de copeaux).
  12. Quittez ces lieux enchanteurs par un sentier en lisière qui vous conduit jusqu'à un chemin goudronné pour Garmiswil (pt 600, poste 6).
  13. Un pont vous permet d’enjamber la ligne de chemin de fer. Vous parvenez à la forêt de St-Loup par un bon sentier en terre battue.
  14. Choisissez le sentier du milieu. Après l'oratoire, restez sur le chemin de gauche. Ne descendez pas à droite.
  15. Vous arrivez à Balliswil (pt 614, poste 7). Empruntez la très belle allée pour atteindre le pont de Grandfey.

Remarque

  • Les visites de l'ermitage et des marais de Guin sont comprises dans les trois heures.
  • Si vous souhaitez garer votre voiture dans le parking d'un restaurant, vous devez en demander l'autorisation au tenancier. Vous pourrez toujours le remercier en étanchant votre soif chez lui à la fin de la randonnée.

Ref. carte: Fribourg 1 : 25 000

La région

Communes et fusions

Guin

7 825 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

Guin et Schmitten se sont séparés en 1922 et forment deux communes depuis cette date.

Granges-Paccot

3 606 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

Le village de Granges-Paccot sort de la ville de Fribourg en 1793. Il devient une commune à cette date.

Lieux-dits

  • Grandfey : grand hêtre (fagus)
  • Lavapesson : (laver le poisson) Les marchands de poissons venant de Morat lavaient leurs poissons dans ce ruisseau avant de les vendre au marché de Fribourg.
  • Chamblioux : du nom propre gaulois “Camulos”

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Rivières

Le Lavapesson est le ruisseau de Granges-Paccot. Il est très encaissé lorsqu’il se jette dans le lac de Schiffenen près de l’endroit où se trouvait le château d’Englisberg.

La Sarine prend naissance au col du Sanetsch en Valais. Elle pénètre très vite dans le canton de Berne. Elle passe près de Gstaad. Elle coule ensuite dans le Pays-d’Enhaut (région de Château-d’Oex). Elle entre dans le canton de Fribourg juste avant Montbovon. Elle alimente le lac de Lessoc puis traverse l’Intyamon. Après Broc, elle devient le lac de la Gruyère. Elle décrit quelques méandres dans la vieille ville de Fribourg avant de former un nouveau lac : celui de Schiffenen. Elle se jette dans l’Aar à 4 km à l’est de Chiètres. Ses principaux affluents sont l’Hongrin, la Trême, la Jogne, la Sionge, la Glâne, la Gérine, la Sonna et la Singine.

Le château d’Englisberg

La famille d’Englisberg semble être originaire du village bernois d’Englisberg. Elle a dû venir s’établir à Fribourg peu après la fondation de la ville (1157). Le château des Englisberg se trouvait à Agy, dans la commune actuelle de Granges-Paccot, en bordure de la falaise de la Sarine, sur la rive gauche de la rivière, en face de l’ermitage de la Madeleine. Construit sur un petit promontoire rocheux au confluent du Lavapesson et de la Sarine, il dominait cette dernière d’une cinquantaine de mètres. Il aurait été édifié au 12ème siècle déjà. Il y a une cinquantaine d’années, les restes du château étaient encore en partie visibles. Le château était défendu par la falaise de la Sarine et le ravin du Lavapesson, et du côté de la campagne par un double fossé dont on voit encore les vallonnements. Par hasard, lors de la construction du pont de la Madeleine, sur la route nationale 12, en 1960, la culée rive gauche s’est trouvée exactement sur l’emplacement du château.

Le viaduc de Gandfey

Le viaduc de Grandfey a été construit durant les années 1857 à 1862. Bien que robuste, il manquait de rigidité pour supporter la double voie qui sera réalisée en 1934. Il fallait soit le remplacer soit le solidifier car il n’était pas en béton comme celui que nous connaissons aujourd’hui ; il était entièrement métallique. On décida de bétonner les piliers ainsi que leurs socles jusqu’à la hauteur de l’ancrage des voûtes. Les arcs entre les piliers furent à leur tour bétonnés, sans ancrage dans la partie supérieure métallique, selon “le système Melan”. Le 1er juin 1927, les derniers ouvriers pouvaient quitter le chantier terminé. Pendant toute la transformation de l’ouvrage, les trains ont continué à circuler grâce à la conduite des travaux irréprochable par l’ingénieur en chef, M. Adolphe Bühler.

L’œuvre d’art du pont de Grandfey

Cette sculpture a été créée par Richard Serra. Né aux USA en 1939, il est l’un des sculpteurs les plus importants du 20ème siècle. Invité à Fribourg, il a été frappé par la beauté de la Sarine. A la demande d’un privé qui s’était chargé de trouver les fonds nécessaires, il accepte de réaliser en 1989 une sculpture qui relie Guin à Granges-Paccot.

En 2007, un ingénieur des CFF, ignorant se trouver devant une œuvre d’art, fait installer deux mains courantes fixées à la sculpture, pour assurer une plus grande sécurité aux piétons. Les responsables des affaires culturelles ayant crié au sacrilège, la main courante a été prestement enlevée. Cette œuvre d’art aurait dû coûter 500 000 francs, mais finalement Richard Serra a accepté le versement de 100 000 francs à condition que la sculpture devienne propriété de l’Etat de Fribourg.

L’ermitage de la Madeleine

L’ermitage de la Madeleine à Räsch près de Guin était, jusqu’au 19ème siècle, considéré comme l’une des grandes attractions de Fribourg. Il n’a pas son pareil en Suisse. Un ermite est mentionné pour la première fois en 1609. Deux ermites, Jean Dupré et Jean Liecht, ont taillé de 1680 à 1708 les multiples pièces dans le rocher. Le frère Albert occupait encore cet endroit en 1911.

Balliswil, tout le monde descend

En 2010, la Singine fête les 150 ans de la ligne Berne – Balliswil. En effet, le 28 juin 1860, on inaugurait officiellement la première ligne de chemin de fer fribourgeoise reliant Berne à Balliswil. Les voyageurs pour Fribourg prenaient la diligence qui les attendait à cet endroit. En 1854, les élus radicaux à Berne avaient obtenu que le tracé de la ligne Lausanne – Berne passe par Fribourg au lieu d'un tracé par Laupen – Morat – Yverdon, préféré par les experts fédéraux, en raison des difficultés techniques que présentaient le passage de la Sarine et celui de la Singine. Il restait à surmonter un obstacle important : le franchissement de la Sarine à Grandfey. Plusieurs projets sont élaborés. Ils proposent des viaducs en pierre ou des ponts mixtes. On opta pour un pont entièrement métallique, meilleur marché et exécuté plus rapidement. Le temps pressait. En 1862, les trains pouvaient relier Fribourg à Berne grâce au viaduc de Grandfey. En 1922, les CFF décident de transformer l'ancien pont métallique en un ouvrage voûté en béton armé plus solide pour supporter une double voie et le passage de trains plus lourds et plus rapides.

S’il y avait une seule vérité, on ne pourrait pas faire cent toiles sur le même thème.

Pablo Picasso (1881 – 1973)

Nous louons les gens à proportion de l’estime qu’ils ont pour nous.

Montesquieu (1689 – 1755)