Randonnées pédestres

93. Barberêche – Cordast

  • Durée: 2h45
  • Longueur: 10 km
  • Dénivelé: 215 m
  • Région: Le Lac
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans le parking proche de l'église de Barberêche.
  2. Dirigez-vous vers l'ouest. Montez à droite juste avant l'école. C'est le Ch. de la Fruiterie, un très bon chemin gravelé, dont un tronçon est creux. Il vous conduit d'abord à Breilles (belles fermes à admirer).
  3. Au carrefour de Breilles (poste 1), allez à droite, ainsi qu'aux 2 carrefour suivants.
  4. Rendez-vous à la cabane forestière (signalisation Waldhaus).
  5. Prenez le 1er chemin à gauche après la cabane.
  6. Vous arrivez ainsi à la lisière de la forêt de Bouley. Faites encore ~250 m en pleine campagne vers le nord-ouest et obliquez à droite vers Cordast.
  7. Après ~300 m, vous êtes à l'entrée d'un magnifique chemin creux. Appréciez-le.
  8. Passez ensuite à gauche de la chapelle de Cordast (poste 2).
  9. Descendez jusqu'à l'ancienne école. Admirez à votre gauche la nouvelle école et la grande salle.
  10. Au bout d'~200 m, montez à droite sur la route de Monterschu.
  11. Après ~200 m, quittez cette route et gravissez à droite un nouveau chemin creux pas très visible au départ. Il vous conduit à l'antenne (poste 3) dans le Bulliardholz.
  12. Ne vous perdez pas dans cette petite forêt. Allez à gauche après l'antenne. Rapprochez-vous de la lisière nord-est et restez-y jusqu'à Les Hostes (poste 4).
  13. Empruntez le chemin qui descend à gauche vers Grand-Vivy (poste 5 au pt 563). Poursuivez à droite vers Petit-Vivy (poste 6 au pt 587). Chaque Vivy a son château. Admirez-les au passage.
  14. Suivez le chemin bitumé et vous parviendrez à Barberêche.

La région

Communes et fusions

Cormondes

3777 habitants le 31.12.08

Communes ayant fusionné :

  • Grossguschelmuth
  • Kleinguschelmuth
  • Grossgurmels
  • Monterschu
  • Kleingurmels
  • Guschelmuth
  • Liebistorf
  • Wallenbuch
  • Cordast
  • Gurmels

Dernière fusion en 2005

Barberêche

531 habitants le 31.12.08

Lieux-dits

  • Le Plany : terrain relativement plat
  • La Crausa :anfractuosité, dépression de terrain
  • Villaret :petit hameau

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Rivières

La Sonnaz est l’émissaire du petit lac de Seedorf. Elle coule à l’est de Chésopelloz puis au milieu du village de Belfaux. Elle passe ensuite à mi-distance entre Lossy et Formangueires puis entre La Corbaz et Cormagens. Elle donne son nom à un hameau près de Pensier où elle se jette dans le lac de Schiffenen.

Le manoir de Barberêche

Dressé sur un éperon de molasse, le manoir de Barberêche occupe probablement l’emplacement d’une forteresse du Haut Moyen Age. Après sa reconstruction, vers 1528, par Petermann de Praroman, il fut un des plus beaux édifices du gothique tardif qu’ait connu la région fribourgeoise. Depuis les transformations apportées dans les années 1840 par Alexis de Zurich, son architecture est fortement marquée tant par le style néoclassique que néogothique alors en vigueur à Munich, où son propriétaire avait passé un temps de formation. Le manoir de Barberêche constitue avec ses dépendances, son parc et ses allées, maintenues depuis le 18ème siècle, un merveilleux témoin de l’époque romantique.

Le château-fort de Petit Vivy

Situé sur une terrasse plus exiguë que celle du manoir de Barberêche, le château-fort de Petit Vivy est signalé comme étant le seul lieu de garnison médiéval conservé sur l’espace des Anciennes Terres. Cette forteresse rurale de la période féodale tardive a été construite au 13ème siècle, au moment de l’abandon de celle de Grand Vivy. Avec une forme triangulaire, cet ensemble comprend, outre le donjon du 13ème siècle (avec des murs épais de 3,5 m à sa base) un mur d’enceinte, douve, corps de garde et logis sous la forme d’un charmant manoir.

Le manoir de Grand Vivy

Cette construction de style gothique tardif se situe sur un “podium occupé” autrefois par une forteresse médiévale. Après avoir été abandonnée au profit de Petit Vivy, elle a été à nouveau habitée au 12ème siècle puis inoccupée dès le siècle suivant. La demeure actuelle a été construite en 1616 par Anne de Praroman. Une adaptation relativement douce au goût romantique s’est faite en 1860, pour nous léguer ce lieu paisible dans sa forme actuelle.

L’église de Barberêche

Patron : saint Maurice. Un curé de Barberêche est signalé pour la première fois en 1158. La collature passa des mains des comtes de Tierstein à diverses familles. Le choeur de l’église de Barberêche, de style encore roman, remonte au 12ème siècle. La nef, la sacristie et la partie octogonale du clocher sont du 16ème siècle. L’église a été, en 1784, agrandie, exhaussée, dotée d’un porche et rendue moins sombre par la percée de plusieurs fenêtres. Les fresques du plafond sont du peintre-sculpteur Stoll (1786). Le maître-autel a été construit par le même artiste en 1762. Le tableau de l’autel latéral du Rosaire, remontant à 1633, ainsi que plusieurs statues du gothique tardif ou du baroque primitif, dont deux anges aux flambeaux de Hans Geiler (16ème s.) et une statue d’une vierge du Rosaire de Jean-François Reyff (17ème s.), sont d’un intérêt particulier. Enfin, les vitraux armoriés des 16ème, 17ème et 18ème siècles évoquent quelques familles qui ont marqué l'histoire de la région. En 1950, M. Bernard Schorderet a encadré le maître-autel de deux vitraux : celui de saint Maurice et celui de sainte Philomène. La restauration intérieure de l’église s’est poursuivie jusqu’en 1956.

Mgr Louis Waeber

La nouvelle école de Cordast

Au printemps 2001, Cordast a inauguré une nouvelle école et une halle polyvalente. Le nouveau collège compte six salles spacieuses et lumineuses et trois salles spéciales. Un abri de 200 places et des vestiaires sont logés dans les sous-sol. Les 125 écoliers du cercle scolaire Cordast-Guschelmuth se sentent comme des poissons dans l’eau dans leur nouvel environnement. La halle de gymnastique servira également de salle de concerts et de réunions. L’ensemble a coûté 6,2 millions.

La cure de Barberêche

La cure, érigée en 1566, par l’architecte François Cotti, bâtisseur, entre autres, du Collège Saint-Michel, complète, avec son aspect seigneurial, l’ensemble qu’elle forme avec l’église. C’est un exemple rare de cure de campagne fribourgeoise du 16ème siècle.

Energie solaire à Barberêche (Petit-Vivy)

Pour diversifier leurs activités, les Aeberhard ont installé (en automne 2005) des tuiles solaires sur leur nouvelle écurie. Les EEF (groupe E depuis 2006) rachèteront toute la production de ce qui sera la plus grande installation photovoltaïque fribourgeoise. Les travaux ont été effectués par Solstis, une entreprise basée à Lausanne. Pour amortir leur coûteuse installation, les agriculteurs décident de vendre leur électricité. Les EEF acceptent d'acheter, durant quinze ans, la totalité de leur production, soit environ 100 000 kilowatheures par année, l'équivalent de la consommation annuelle d'une vingtaine de villas.

Le Haut-Lac francophone (français)

Les communes de Barberêche, Courtaman, Courtepin, Cressier, Misery-Courtion, Villarepos et Wallenried forment le Haut-Lac français. Fin 1997, la population résidante permanente du Haut-Lac comprenait 5782 personnes. Un habitant sur cinq est de nationalité étrangère. Cela s’explique essentiellement par la présence de Micarna qui fait de Courtepin avec 35,2% et de Courtaman avec 25,5% des communes où la proportion d’étrangers est la plus forte de Suisse. Le Haut-Lac se situe sur la frontière des langues. En 1990, 64% des personnes se réclamaient de la langue française et 23,8% de la langue allemande. Pour 100 personnes de langue française, il y en avait 12 de langue allemande à Misery-Courtion, 26 à Villarepos, 31 à Courtepin, 40 à Barberêche, 67 à Cressier, 68 à Wallenried et 79 à Courtaman. Dans le Haut-Lac, lors du recensement de 1990, 75,6% des habitants se sont déclarés catholiques et 19,1% protestants. Les communes du Haut-Lac ont créé ensemble à Courtepin le Home Saint-François pour personnes âgées. En 1998, la Micarna (abattoirs, produits carnés) et Optigal (volailles) occupaient ensemble plus de 900 personnes. D’après Joseph Deiss, ancien conseiller fédéral

Les six communes de la paroisse de Cormondes

C’est en 1848 que les communes catholiques composant la paroisse de Cormondes ont été rattachées au Moratois réformé. Les habitants auraient préféré rejoindre les Singinois dont ils se sentaient plus proches par la langue, la confession, la sensibilité politique et la culture. Ces communes au nombre de 6 (en 2000) sont : Cormondes, Cordast, Guschelmuth, Liebistorf, Kleinbösingen et Wallenbuch. L’équilibre confessionnel s’est quelque peu modifié ces dernières années : un tiers des habitants appartiennent (en 2000) à la religion réformée. Pôle économique, culturel et religieux de la région, Cormondes a rang de petit centre dans le district du Lac. Après l’incendie du village, l’église paroissiale de Saint-Germain a été reconstruite en 1605 dans le style gothique tardif sur le site de l’ancien sanctuaire. La nef néogothique date des années 1899-1900. L’église a été complètement restaurée entre 1982 et 1985. La chapelle de Dürrenberg est dédiée à la Mère de Dieu. Elle a été érigée sur un cimetière datant de la fin de l’empire romain et du Haut Moyen Age. Un restaurant de Cormondes porte le joli nom de “Zum brennenden Herzen” (“Au Coeur brûlant”). Les deux seuls restaurants de Suisse à porter ce nom mystérieux se trouvent dans le canton de Fribourg, l’un à Cormondes et l’autre à Dirlaret. Avec ses 27 ha, le village de Kleingurmels fut, jusqu’en 2000, la plus petite commune helvétique en superficie. D’après Joseph Deiss, ancien conseiller fédéral

L’œil était dans la tombe et regardait Caïn.

Victor Hugo (1802 – 1885)

On voudrait revenir à la page où l’on aime

Et la page où l’on meurt est déjà sous nos doigts.

Alphonse de Lamartine (1790 – 1869)