Randonnées pédestres

102. Bourguillon – La Maigrauge

  • Durée: 2h45
  • Longueur: 10 km
  • Dénivelé: 285 m
  • Région: La Sarine
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Description

Postes

Carte

Description

  1. Garez votre voiture dans le grand parking de Bourguillon.
  2. Empruntez le sentier qui monte à droite, au sud-ouest du parking, puis suivez le superbe chemin ombragé de grands arbres jusqu'au chemin du Breitfeld.
  3. Obliquez à gauche et poursuivez vers le carrefour du Breitfeld (poste 1).
  4. En route vers le pont de Pérolles en passant par les Rittes (poste 2).
  5. Lorsque vous serez dans le petit quartier de villas, faites très attention pour trouver l'indicateur jaune qui vous indique la direction à suivre vers le pont de Pérolles (plutôt sur la droite).
  6. Vous arrivez bientôt au carrefour du pt 643 (poste 3).
  7. Une solide passerelle (un peu à droite) vous fera enjamber la Sarine sous le pont de Pérolles (poste 4).
  8. Empruntez à droite le sentier Schoch qui vous conduit au sentier Ritter.
  9. Descendez au lac de Pérolles par le sentier Ritter (1835 – 1912 ; ingénieur, constructeur du barrage de la Maigrauge). Empruntez le barrage sur la Sarine (poste 6).
  10. Passez devant la Maigrauge (abbaye cistercienne pour femmes fondée en 1255).
  11. Nouveau passage sur la Sarine (pont de la Motta, poste 7).
  12. Il faut trouver, à droite, un sentier idyllique qui vous fera passer entre les bains de la Motta et la Sarine.
  13. Le pont de St-Jean vous fera changer de rive une nouvelle fois. Vous parvenez à l'église de St-Jean (poste 8). Vous êtes à la Planche Supérieure. Un nouveau sentier idyllique vous permettra de monter à la chapelle Saint-Josse puis à celle de Lorette (construite par Jean-François Reyff en 1647-48, poste 9).
  14. Retour au parking en passant devant l'auberge des Trois Tours et la chapellenie de l'ancienne léproserie qui date de 1554.

Ref. carte: Rossens 1 : 25 000 + Fribourg 1 : 25 000

La région

Communes et fusions

Fribourg

38 829 habitants le 01.01.2017

Marly

8 185 habitants le 01.01.2017

Communes ayant fusionné :

  • Marly-le-Grand
  • Marly-le-Petit
  • Chésalles

Lieux-dits

  • Les Rittes : Crête de montagnes
  • Claruz : clair ruisseau
  • La Maigrauge : prairie maigre, terrain inculte
  • Montorge : promontoire
  • Les Daillettes : jeunes ou petits pins sylvestres

Bossard & Chavan, Nos Lieux-dits, Cabédita

Le pont de Pérolles

A la fin de la guerre 14 – 18, la motorisation s’est développée. Le monde appartient désormais aux véhicules automobiles. Il faut construire un pont-route pour passer sur la rive droite de la Sarine. Le Grand Conseil accorde un crédit de quatre millions de francs Les travaux sont adjugés à l’entreprise Züblin. La direction des travaux est confiée à Jaeger et Lusser, ingénieurs à Fribourg. L’étude et la réalisation des cintres sont l’œuvre de Richard Coray, un charpentier grison, considéré comme l’un des grands constructeurs suisses de ponts. Un énorme chantier s’ouvre en 1920. En 1921, 300 ouvriers y travaillent. Le pont de Pérolles sera pour un temps le plus grand pont de la Suisse par sa longueur : 555 m. Avec ses 70 m de hauteur, il ne lui manque que 6 m pour être aussi haut que le pont du Gottéron. Le 9 décembre 1922, le Tout-Fribourg inaugure le pont de Pérolles dans la liesse. D’après Pierre Delacrétaz, Ed. Ketty et Alexandre

Inauguration de l'université de Pérolles II

Les nouveaux bâtiments universitaires sur le plateau de Pérolles ont été inaugurés en octobre 2005. Quelque 2200 étudiants de la Faculté des sciences économiques et sociales occupent maintenant le nouveau complexe. Le Büro B de Berne, qui a conçu Pérolles II, a privilégié des matériaux naturels : le bois dans les auditoires, le béton apparent pour les murs, le métal dans les cages d'escalier et le verre pour les passerelles et les grandes baies. La construction a coûté environ 114 millions. Elle compte 7 étages, 14 auditoires, 12 salles de séminaire, 2 salles de cour informatisées, 480 places de travail dans les salles d'étude, 150 places dans la bibliothèque, 250 bureaux pour les professeurs, chercheurs et assistants, 230 places dans la mensa.

Le monument au Röstigraben (1992)

Une œuvre de André Bucher. Sous le pont de Saint-Jean. Deux monolithes de calcaire gris et ocre, ceinturés par une bande de fonte. Elle évoque l'union entre Romands et Alémaniques.

La nouvelle vie de la Commanderie de Saint-Jean

Depuis le mois de novembre 2012, la Commanderie de Saint-Jean abrite le Service des biens culturels. Le bâtiment datant du 13ème siècle, propriété de l’Etat depuis 1825, a fait l’objet d’importants travaux de rénovation (3,5 millions de francs) sous la direction des architectes Andrey, Schenker et Sottaz. Deux millions sont encore prévus pour la transformation du bâtiment adjacent qui abritera les archives des Biens culturels. L’Ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem a établi dix-neuf commanderies en Suisse de 1180 à 1456. Celle de Fribourg a également servi de maison de correction en 1820 puis de caserne un siècle plus tard avant d`être un lieu de culture offrant divers locaux à loyers modérés à des artistes de la région jusqu’au printemps 2010.

Un nouvel espace culturel au Karrweg

En août 2008, un nouvel espace culturel interactif a vu le jour au Karrweg, à côté de la vannerie, en Basse-Ville. La réhabilitation de ce bûcher de 180 m carrés, sur trois niveaux, construit à la fin du 19ème siècle, a nécessité un budget communal de 200 000 francs. Après l'entreposage de bois, l'endroit a servi plus récemment de dépôt (carnaval, brocante …). Ce lieu est désormais investi par le tailleur de pierre et sculpteur Marc Bucher (nom prédestiné), qui y propose ses activités socioculturelles (cours de dessin, de peinture, d'initiation à la sculpture ou de modelage de l'argile).

La chapelle de Saint-Josse

Gracieuse et svelte, avec son toit élancé que prolonge encore un minuscule clocheton effilé, la chapelle de Saint-Josse se dresse au bord du chemin de Lorette. Elle est signalée pour la première fois en 1435. Elle fut reconstruite par les soins du couvent de Montorge en 1684. Trois statues ont été placées sur l’autel : saint Josse au centre, entouré de sainte Barbe et de sainte Catherine. Les Fribourgeoises qui peinaient à trouver un mari venaient en désespoir de cause prier à la chapelle de Saint-Josse.

La chapelle de Lorette

Minutieuse reproduction de la Santa Casa de Lorette près d’Ancône, la chapelle fut construite pour remercier la Vierge de la protection dont avait joui notre pays, spécialement durant la guerre de Trente Ans (1618 – 1648). Selon la légende, cette « sainte maison » de Lorette en Italie ne serait autre que celle de la Vierge à Nazareth. Les anges l’auraient transportée dans les airs quand la Terre sainte tomba aux mains des musulmans. Commencée en avril 1647, sous la direction de Jean-François Reyff, elle fut consacrée solennellement par Mgr de Watteville le 11 octobre 1648. Lorette est en quelque sorte une chapelle à deux étages dans la mesure où elle repose sur une crypte à laquelle mène un escalier descendant depuis le chœur. Artistiquement, elle marie le baroque (à l’extérieur) et le gothique tardif (à l’intérieur). Dans les niches ménagées entre les pilastres, des familles fribourgeoises, dont le nom et les armoiries sont encore visibles, ont fait placer, en 1650, les statues des quatre évangélistes, de l’ange Gabriel, des apôtres, de différents personnages de l’évangile. Ces statues ont été remplacées à la fin du 19ème siècle.

Personnalités

Guillaume Ritter (1835 – Neuchâtel – 1912), Ingénieur et inventeur

D’origine alsacienne, il acquit à Paris un diplôme d’ingénieur de l’Ecole des Arts et Manufactures (1856). Il réalisa de nombreux projets en France et en Suisse dont les plus importants furent les adductions d’eau de Neuchâtel, Avignon et La Chaux-de-Fonds. A Fribourg en 1870-75, il construisit le barrage de la Maigrauge pour la Société des Eaux et Forêts avant de collaborer à la correction des eaux du Jura. Tempérament passionné, d’une imagination débordante, il fut certainement un inventeur génial avec des projets d’une audace dépassant les capacités techniques et financières des milieux où il travaillait.

(D’après François Walter, professeur à l’Université de Genève).

Si un autre me ressemble, c’est donc que j’étais quelqu’un.

Marcel Proust

L’homme pressé refait deux fois la même chose.